Cocktail

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24 mars 2014 at 14 h 40 minCategory:Films

On sent que » Cocktail » se veut un festival Tom Cruise… Sourire sexy et carnassier, regard facétieux, silhouette harmonieusement musclée. Cruise continue son ascension en flèche, après « Risky business », « Top gun » ou « la couleur de l’argent » et avant» Rai man » et « Jours de tonnerre ». Le jeune héros de ‘Cocktail «est persuadé que le monde n’attend que lui. Toujours un manuel sur l’art de réussir dans la poche, mais sans diplôme, il part à la conquête de Wall Street et se retrouve petit barman !

Bryan BrownC’est là qu’intervient le comédien australien Bryan Brown, la vedette de « F/X » ou le partenaire de Sigourney Weaver dans » Gorilles dans la brume ». Brown compose un personnage de vieux barman roublard et cynique, qui prend Croise sous son aile protectrice et lui apprend l’art de préparer les cocktails les plus exotiques, la manière de blaguer et de mettre dans sa poche le client, le talent de faire craquer les jolies consommatrices. Doug et Brian ont une manière unique de jongler avec les bouteilles, de chanter et de danser en servant leurs boissons. Leur bar devient vite un must à New York. Jusque-là, le film est très tonique et ne manque pas de,, charme. Mais, hélas, les deux copains se fâchent et Cruise part de son côté jouer les romantiques et les sentimentaux, amoureux transi d’une pauvre petite fille riche. Et là, le film s’enlise interminablement. C’est dommage !

Y a-t-il un flic pour sauver la reine ?

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12 mars 2014 at 14 h 39 minCategory:Films

Y a-t-il un flic pour sauver la reineLe lieutenant Drebin, la honte de la police de Los Angeles, passe ses vacances à Beyrouth lorsque son collègue et ami Nord-berg est criblé de balles par des trafiquants de drogue. Il rentre aussitôt pour venger son ami, mettre hors d’état de nuire le chef du gang (Ricardo Montai -ban), mais celui-ci lui tend un piège, sous la forme d’une superbe blonde (Priscilla Presley(. Mais voilà que Drebin est chargé de superviser les services de sécurité lors de la visite prochaine de… la reine d’Angleterre ! Fou, tel est le monde de ZAZ (Zucker, Abrahams et Zucker).
Trio venu des shows TV les plus hilarants des USA. Après « Y a-t-il un pilote dans l’avion ? », puis «Y a-t-il (encore) un pilote dans l’avion ? », ils récidivent dans l’esprit trépidant qui fut celui des Marx Brothers. Interprété par Leslie Nielsen (le commandant de l’expédition dans « Planète interdite »), leur lieutenant Drebin est un équivalent yankee de l’inspecteur Clouseau : incompétent, il connaîtra son heure de gloire lors du match de base-ball qui est le clou du film : à la place du ténor prévu, il doit chanter l’hymne américain devant le stade comble. Désopilant-dément.

En savoir plus sur le Betacam

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10 mars 2014 at 17 h 30 minCategory:Divers

Le Betacam est un format d’enregistrement vidéo professionnel sur bande magnétique d’une largeur de ½ pouces. Mis au point par Sony dans les années 80, le Betacam fut proposé en deux tailles différentes, à savoir le L et le S. Si la plupart des magnétoscopes de l’époque pouvaient lire les deux formats, les caméras fonctionnant sous Betacam ne pouvaient accueillir que des cassettes de type S. Pour permettre aux utilisateurs de les reconnaitre facilement, Sony diversifia la couleur de chacune des cassettes, ce qui les rendit plus attractifs.

Le Betacam SP

camescope betacam spSi le Betacam fut le format originel, Sony proposa dès 1987 la Betacam SP qui dépasse la Betacam sur certaines de ses capacités. En effet, le Betacam originel proposait une définition de 300 lignes tandis que le Betacam SP en proposait 400 à 700 lignes. Cette nouvelle version était également plus optimisée tant au niveau de la fiabilité qu’au niveau de la qualité sonore, ce qui lui valut de devenir le format standard pour toutes les chaînes de télévision jusqu’à la fin des années 1990. Sachez cependant qu’il faudra certainement passer par un professionnel de la vidéo pour numériser des cassettes de ce type de format.

Le Betacam numérique

En 1993, Sony propose le Betacam numérique qui vient succéder au Betacam SP. Cette nouvelle version suit les avancées technologiques en matière de traitement de données numérique et propose de profiter de meilleures performances par rapport à son ainé. Le Betacam numérique présente des rendus d’images plus belles avec une vitesse de lecture ajustée. Il dispose également d’un système automatique de nettoyage au niveau des têtes fixes et rotatives, mais aussi sur la bande, ce qui réduit les encrassements par la poussière et autre saleté.

Le Betacam SX

Betacam SXDévoilé en 1996, le Betacam SX est un format vidéo numérique sur une bande magnétique de 1/2 pouce. Certes, ses capacités se rapprochent du Betacam numérique, mais là où il tire son épingle du jeu, c’est au niveau de son prix. En effet, avec des spécificités nettement plus avancées, il affiche un bon rapport qualité-prix. Le Betacam SX traite quatre pistes audio 48 kHz/16 bits et les durées d’enregistrement sont deux fois plus élevées qu’avec les cassettes Betacam d’origine. C’est également le premier format numérique de son époque qui exploite la redondance temporelle entre les images, par groupes de deux, ce qui a eu pour effet d’améliorer la qualité de compression.

Conversion des cassettes en DVD

À l’heure où tout passe par le numérique il est bien loin l’époque où les cassettes étaient encore utilisés pour le stockage de souvenirs tant dans le secteur professionnel que privé. L’arrivée des DVD a bouleversé bien des pratiques. De plus, avec des capacités de stockage élevé et une vitesse de lecture et d’enregistrement rapide et de haute qualité, elles n’ont eu aucun mal à s’imposer comme étant la référence dans le domaine. En choisissant de confier la numérisation des cassettes à des professionnels, l’on peut faire revivre des souvenirs longtemps laissés au placard, car ils ne pouvaient être lus par les lecteurs et les ordinateurs. La conversion se fait rapidement et avec des logiciels dédiés, ce qui fait que la perte de qualité tant au niveau de l’image qu’au niveau du son sera faible, voire inexistante.

Le père noel est une ordure

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19 février 2014 at 14 h 38 minCategory:Films

Le soir de Noël, Pierre et Thérèse s’apprêtent à assurer la permanence téléphonique de SOS Détresse-amitié. Mme Musquin, la maîtresse des lieux, se prépare, quant à elle, à passer le réveillon en famille. Mais au mo-.ment de partir, cette dernière se retrouve bloquée dans l’ascenseur.

Le père noel est une ordure Au même moment, Josette, une amie de Thérèse, téléphone pour lui annoncer qu’elle quitte Félix. Désespérée, elle lui demande de la recevoir. Quelques minutes plus tard, un travesti dépressif appelle au secours. Tout ce petit monde se retrouve dans l’appartement qui devient rapidement le théâtre burlesque d’aventures hilarantes et dramatiques. La troupe du Splendid est réunie au grand complet pour l’adaptation cinématographique de la pièce du même nom, écrite en 1979 par Marie-Anne Chazel (Zezette dans le film). Véritable perle d’humour noir, ce film reste un des meilleurs crus jamais tournés par la fine équipe. Près de dix ans après sa sortie, les dialogues sont restés sur toutes les lèvres. Mythifié par les jeunes, ce « Père Noël» perfide est devenu un véritable phénomène de cinéma au point de convaincre les professionnels de l’élire cinquième meilleur film, pour la période 1975-1990, à «La plus belle nuit du cinéma » sur Canal +. Qui l’eut cru ?

Banzai

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5 février 2014 at 14 h 36 minCategory:Films

Isabelle Morizet, hôtesse de l’air, accepte d’épouser Michel Bernardin, employé des assurances pour touristes en détresse, Planète assistance. Panique par les avions, Michel fait promettre a sa future d’abandonner ses voyages pour rester au sol. Mais elle doit effectuer encore quelques heures de vol et se voit contrainte de lui mentir. De son côté, Michel se retrouve dans une situation embarrassante : pour avoir commis une faute professionnelle, son patron l’oblige à aller régler, à l’étranger, les petits traces de quelques voyageurs malchanceux. Pris au piège, il décide, lui aussi, de jouer la carte du mensonge et se trouve enferme dans un engrenage infernal… Quiproquos en pagaille, aventures irrésistibles, Coluche s’amuse comme un petit fou dans cette nouvelle comédie – sans prétention dirigée par Claude Zidi. Valérie Mairesse et lui forment un couple hétéroclite et totalement loufoque. Chacun use de charme et d’humour pour convaincre à tout prix que, tout compte fait, on est souvent mieux chez soi… Le club Med aurait-il refuse de sponsoriser le film ?

La grande vadrouille

La grande vadrouille1942. En pleine occupation allemande, un avion anglais se fait abattre au-dessus de Paris. Trois hommes sautent en parachute et se retrouvent dispersés dans la capitale. L’un d’eux tombe sur l’échafaudage d’Augustin Bouvet, peintre en bâtiment, un autre se pose sur le toit de l’Opéra de Paris, et le dernier, dans un bassin du zoo de Vincennes. Recueillis par des Français, ils sont convenus d’un point de ralliement et d’un signe de reconnaissance avant de sauter au cas où… Il s’agit des bains turcs et de la chansonnette, « Tea for two »… Considéré comme un des grands classiques du cinéma comique, «La grande vadrouille » reste, à ce jour, le plus gros succès français de toute l’histoire du septième art. Après» La traversée de Paris » et « Le corniaud » (déjà réalisé par Gérard Oury), Bourvil, en gentil bêta, et Louis de Funès, en nabot exécrable, se retrouvent pour un duo irrésistible et inoubliable. Le scénario déborde de trouvailles désopilantes. A revoir, encore et encore !

Bon à savoir pour transférer une cassette vidéo sur DVD

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31 janvier 2014 at 17 h 14 minCategory:High-tech

Avec les nouvelles technologies, il est possible d’optimiser et de mettre en sécurité vos précieux enregistrements sur cassette. En fait, plus le temps passe et plus les bandes vidéo se détériorent, notamment par les rayures, la poussière et par une lecture répétée. Ainsi, afin de conserver vos précieux enregistrements et pour éviter la perte de vos souvenirs, il existe une solution exhaustive et toute simple que vous pouvez réaliser par vous-mêmes, la numérisation. Avec la technique de numérisation, vous pouvez transférer cassette VHS analogique sur DVD. Profitez de cette avance pendant qu’il est encore temps, pour sauver tout ce qui pourrait être conservé.

Vers la numérisation d’une cassette VHS sur DVD

VHS

L’ère de la nouvelle technologie vous donne l’opportunité de redonner vie à vos anciennes collections de films et vidéos de famille qui sont conservées sur des cassettes VHS. Aujourd’hui encore, grâce aux avancées technologiques, il est plus facile de faire le transfert cassette video sur DVD avec des logiciels prêts à l’emploi. Il suffit d’avoir un bon matériel et choisir le bon logiciel et le tour est joué. Il y a encore quelques années de cela où l’on ne pouvait imaginer la réalisation d’une telle chose. Cette nouvelle technique permet à chacun d’avoir encore accès aux souvenirs anciens, mais sur un support plus moderne, le DVD.

Une numérisation pour tous les formats

Effectivement, il existe de nombreux formats de cassettes comme MiniDV ou petites cassettes sur lesquels sont enregistrées la vidéo numérique en format DV, Hi8 ou high-bande Video8, VHS-C ou Video Home System ou encore VHS avec Vertical Helical Scan qui peuvent être numérisés. Avant de réaliser la numérisation d’une cassette vidéo sur dvd, il faut tout d’abord connaitre son format. Ainsi, il vous sera facile de numériser toutes les cassettes pour tous les formats. Vous pouvez réaliser la numérisation de vos cassettes, chez vous, sans passer par des professionnels. Il vous suffit d’avoir tous les éléments nécessaires pour le réaliser. Les matériels nécessaires à la numérisation sont un bon ordinateur, un câble jack des deux côtés, une bonne carte son, un lecteur de cassettes et un logiciel de montage.

Comment réaliser le transfert d’une cassette vidéo sur DVD ?

Movavi Video SuitePour numériser une cassette vidéo, la première chose à faire est de télécharger et d’installer le programme comme Movavi Video Suite. Ensuite, connectez votre appareil de capture VHS. Connectez votre carte de capture de flux analogique ou votre tuner TV sur votre ordinateur. Puis, procédez au démarrage du lecteur cassette et de l’application de Capture Vidéo via la fenêtre de Movavi Video Suite. Définissez ainsi les paramètres de numérisation VHS. Choisissez le modèle de tuner-TV et définissez la source de capture audio et vidéo et le nom du fichier qui sera créé ainsi que le dossier dans lequel les nouveaux fichiers numérisés doivent être enregistrés. Ensuite, démarrez la capture. Une fois terminée, vous pouvez graver la vidéo numérisée sur un support DVD ou Blu-Ray, comme bon vous semble.

Plus fort que le diable

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15 janvier 2014 at 14 h 34 minCategory:Films

Une bande de joyeux escrocs, les Dannreuther et les Chelm : des mauvais garçons et deux couples attendent que la Nyanga prenne enfin la mer. Destination : l’Afrique. Dans cette aventure, tous n’ont qu’un seul et unique but : s’approprier un gisement d’uranium. Mais tant que le capitaine du cargo n’aura pas dessoule, pas question de quitter le port. Les uns font la connaissance des autres, on s’espionne, on se cherche, on se cache et l’on se dévoile. Séduction, craintes, émotion, John Huston joue la carte de la variété. De l’aventure à foison sitôt les passagers embarqués, des couples qui se déchirent, un naufrage, etc., tous les ingrédients du parfait petit divertissement sont ici réunis. On peut cependant regretter quelques longueurs (l’attente dans le port italien !), mais l’ensemble est souvent drôle, gai et frais. Une nouvelle pièce de choix dans la collection Hollywood Memories d’Antares.

L’express du colonel von ryan

Frank SinatraSinatra, que Ion connait aujourd’hui en papy « croonant » et sirotant son whisky, Rut, il n’y a pas si longtemps, un fringant homme d’action et un bon comédien. Son interprétation du colonel Ryan le prouve. Grade et pilote de l’armée de l’air américaine, son avion est abattu au-dessus de l’Italie, lors de la Seconde Guerre mondiale, quelques semaines avant le débarquement allié. Dans le camp où il est emprisonné, Ryan conseille aux autres militaires détenus de ne pas se lancer dans des évasions hasardeuses, alors que la libération est toute proche. Cela lui vaut, principalement de la part des Anglais, la particule de « von » juste avant Ryan. Mais les événements historiques prouveront que, loin d’être un traitre, (von) Ryan, est un vrai héros, pur et dur ! Et il s’attaquera seul à un train. Il paraît que l’histoire est authentique. Mais la manière dont Mark Robson filme cette épopée ferroviaire tient plutôt du film de cape et d’épée. Sinatra court après les wagons et les rattrape. Pour notre plus grand plaisir. Le film joue la carte de l’action et du vrai grand spectacle hollywoodien.
Et Frank Sinatra en a la carrure !

Frontière interdite

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9 janvier 2014 at 14 h 26 minCategory:Films

Frontière interdite Au cours d’une escapade à Helsinki, trois jeunes Américains franchissent illégalement la frontière soviétique pour faire quelques photos à sensations. Mais, repères par les paysans du coin, ils sont emprisonnés dans une forteresse inexpugnable où les rares survivants ont sombré dans la démence. Soumis aux pires tortures, abandonné par leur gouvernement, ils doivent s’en sortir seuls. Inspirée d’une histoire authentique, cette descente aux enfers dénonce la rigidité de l’ancien régime de l’URSS.
On a toute foi du mal a croire, peut-être cause de la réconciliation Est/Ouest, que de telles horreurs aient réellement pu exister. Les scènes de violence, et elles sont nombreuses, montrent une certaine complaisance, et les Russes apparaissent comme des brutes primaires. Malgré cette tendance un peu caricaturale, la mise en scène reste efficace et les acteurs convaincants. Un film d’action bien assaisonne qui trouvera son public.

Interview de la célébrité du mois

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9 janvier 2014 at 14 h 24 minCategory:Films

The King of New  YorkDans «The King of New York», vous utilisez une fois encore New York comme décor. La vie nocturne de la Big Apple, c’est vraiment votre univers…
Je suis persuadé qu’un cinéaste doit connaître les lieux où il fait évoluer ses personnages. Cela permet d’être beaucoup plus proche de ce que l’on veut véritablement montrer. Pour ce film, il était inconcevable que Frank White et son équipe apparaissent de jour. Ils ne travaillent pas dans un bureau de poste! On pourrait très bien tourner 5 000 films différents à New York, la nuit…
Richard Bohringer, un célèbre acteur français, a écrit un roman intitulé «C’est beau une ville, la nuit». Cette formule vous plaît-elle?
(Rires). C’est exactement ça! Vous savez, filmer de nuit est vraiment la meilleure façon de maîtriser la lumière. De jour, on ne peut influer que très peu sur l’image et la Couleur. Dans l’obscurité, on peut tout mettre en scène.
Dans vos films, vous décrivez New York comme un champ de bataille. Cette ville, vous l’adorez ou vous la détestez?
Je l’adore et je la déteste! New York me fait très peur. C’est un endroit unique, certainement le plus violent du monde. Mais il faut faire abstraction de ces difficultés pour tirer de la Big Apple ce qu’elle a de plus beau et de merveilleux. J’y suis né, j’y habite, j’y travaille. Jamais je ne quitterai cette ville.
Existe-t-il une autre grande ville que vous aimiez à ce point?
J’aime Miami, Paris. Je ne voyage pas beaucoup. Il m’est pratiquement impossible d’être objectif vis-à-vis d’autres mégalopoles.
« The king of New York » a pour sujet principal la drogue. Avez-vous eu besoin de vous documenter sur ce thème? Comment Nicolas St John, votre scénariste attitré, a-t-il préparé le script?
Nous n’avons pas fait de recherches approfondies. Tous les Américains savent de quelle façon la drogue est importante dans leur pays. Chaque année, des millions de dollars sont investis dans ce marché. C’est un problème très grave derrière lequel apparaissent toutes les difficultés de la société américaine. Que pouvons-nous faire? Pourquoi les gens agissent-ils de la sorte? Pourquoi se drogue-t-on? On a tôt fait de mettre en avant la drogue pour se masquer la réalité des choses : le racisme, la pauvreté… En fait, des mots comme «crack», «smack» ne sont que de faux vaccins que l’on injecte aux Etats-Unis pour lui cacher ses véritables fléaux. Tous les films parlent de drogue. Aucun ne donne de solution au problème.
Justement, pensez-vous que «The King of New York» pose des questions ou donne des réponses?
Je sais que je me suis posé tout un tas de questions en faisant ce film. Sans pour autant trouver les réponses… Personne n’a de réponse, aucun film n’en donne. La grande question est : «à quoi correspond le monde dans lequel nous vivons, pouvons-nous l’aider à être meilleur?» Qu’est-ce qu’un individu peut faire face à tous les maux de la terre? Frank White tente, à sa façon, de venir en aide à son prochain en finançant la construction d’un hôpital. Il déclare même : « Donnez-moi un an et je vais changer le monde.» Qu’il ait raison ou tort n’est pas mon propos. Le fait est que son attitude est positive. Tous .les personnages du film sont à son image. Chacun pourrait affirmer : «Je peux faire la différence!»
Peut-on dire que Frank White est un anti-héros?
Frank WhiteCertainement. Outre le fait que Frank est un trafiquant et un tueur, cet homme a compris que l’argent pouvait résoudre bon nombre de problèmes, comme l’éducation, la recherche médicale et la pauvreté. Finalement, il utilise sa fortune à bon escient.
Pourquoi avoir choisi Christopher Walken pour incarner Frank White?
Je ne l’ai pas choisi. Christopher était le seul capable de jouer ce personnage. Il est tellement spécial. Il a beaucoup apporté à son rôle. C’est un trésor pour le septième art.
Selon vous, un homme tel que Frank peut-il réellement exister?
Il existe sûrement. Il est là, partout dans le monde. Il y a énormément de Frank White sur terre. J’aime à le croire en tout cas.
On voit souvent Frank entouré de très belles femmes. En fait, il ne tombe jamais amoureux…
Si nous avons réduit ses rapports avec la gent féminine à leur plus simple expression, c’est que nous ne pouvions pas faire un film X (rires)! Frank est totalement amoureux. La preuve, il les baise toutes…
Le film est basé sur un contraste entre la violence et la paix. Comment avez-vous partagé votre travail durant le tournage?
J’ai tourné «The King…» dans sa continuité, en respectant la chronologie des événements. Il aurait été impossible de filmer les séquences calmes puis les violentes séparément. Beaucoup trop d’éléments entrent en ligne de compte au dernier moment et bouleversent l’ordre des choses tel qu’on l’a défini avant le tournage.
La musique joue un rôle prépondérant dans le film. Comment l’avez-vous choisie?
J’ai choisi le rap parce que c’est la musique des personnages. Le rap est un trip black, c’est la musique des rues. Pour «The King… ». J’ai fait appel à Joe Delia. Ce musicien est absolument génial. Des gens tueraient pour composer une bande originale. Joe, on essayait de le joindre, et lui s’en foutait!
Combien a coûté le film?
Plus de 5 millions de dollars et moins de 30 ! Moins que «Fear city» et plus que «China girl», deux de mes précédents films.
Que vous ont appris vos films sur l’industrie cinématographique aux Etats-Unis?
Ce que j’apprends, c’est que je ne dois rien attendre d’elle. Je fais partie du cinéma américain, je fais ce que je veux. Je ne vais pas me mettre à pleurer sur le système hollywoodien et ses injustices, ce serait perdre mon temps. Je fais beaucoup plus partie de l’industrie cinématographique que n’importe qui habitant à Beverly Hills.
Je me suis laissé dire que vous alliez mettre en scène la vie du hardeur John Holmes…
Ah ! (rires). Christopher Walken veut que je le fasse. Il a déjà écrit le scénario et meurt d’envie d’interpréter le personnage. Mais j’ignore si ce sera vraiment un film sur. John Holmes ou un film inspiré de son existence. En attendant, je suis prêt à filmer tout ce que Chris voudra…

NG et Accro

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9 janvier 2014 at 14 h 21 minCategory:Divers

Les lieux ressemblent à une usine désaffectée. Entourée de barbelés, nimbée de pénombre, la prison de New York est grise et laide. Une somptueuse Cadillac noire s’est immobilisée à quelques mètres de l’entrée. Impassibles, le visage blanc et buriné, l’air cadavérique, un homme s’avance et s’engouffre dans la voiture. Frank White claque la porte. Le véhicule démarre et s’enfonce lentement dans Manhattan. Il fait nuit. White n’est pas un dealer ni un trafiquant à la petite semaine.
New York
White est ce qu’il convient d’appeler un Monsieur» de la drogue, un grossiste en quelque sorte, la plaque tournante new-yorkaise de dame blanche. White habite au Plaza, est entouré d’une escouade de gardes du corps, s’est entiché de filles sensuelles et de Jumping Jump, son fidèle bras droit (Larry Fishburne, magnifique!). Un conseiller financier à toute épreuve, une belle et redoutable avocate, sans oublier quelques millions de dollars, ont depuis peu rejoint la bande. White and blacks, tout ce petit monde speed à la coke. Un disque de rap tonitruant ramène les protagonistes à des réalités plus douloureuses… White, c’est Christopher Walken. Du sur mesure, un rôle qui lui va comme un gant! Walken, un nom qui résonne comme un coup de glaive. L’acteur possède un itinéraire parsemé de rôles ambigus. Du «Gang Anderson» à «Homeboy», en passant par «Voyage au bout de l’enfer», «Dead zone» et l’excellent «Comme un chien enragé» (se reporter à la vidéographie), Christopher joue toujours le même air, «Walken the wild side». Pour le cinéma, il n’est jamais un parfait «gentil» ni un complet «méchant». Sa filmographie est un champ de bataille où traînent encore les cadavres exquis de rôles sanguinaires entes séquelles imaginaires de batailles livrées en 35 mm. Pour Abel Ferrara, le réalisateur de «The king of New York», «seul Walken pouvait endosser le costume de Frank» (lire interview par ailleurs), «aucun autre choix n’était envisageable.» Nul doute, l’acteur fait mouche dans la peau de son personnage. Avec son teint livide, ses yeux perdus dans le néant, sa démarche somnambulique et son inséparable halo de mystère, White est un truand modèle.

Il a l’intelligence d’un Arsène Lupin, le savoir-faire d’un Houdini et les méthodes d’un Clyde Barrow en plus. White n’a pas de pitié. En revanche, il possède suffisamment de sensibilité pour vouloir s’offrir un acte de contrition en finançant un hôpital du Bronx menacé de fermeture. Coût : 16 millions de dollars. «Que l’on me donne un ou deux ans et je ferai des choses superbes ». Déclare-t-il un soir de détresse à son avocate. On le croit sur parole. À travers White, c’est Ferrara qui parle. Dans son film bleu nuit, Le metteur en scène ne se contente pas de mettre en exergue les problèmes de la drogue aux Etats-Unis. Le portrait ciselé qu’il fait de son trafiquant n’est qu’un prétexte pour dénoncer d’autres fléaux. Peut-être plus ravageurs et désastreux encore que la coke ou le héros : le racisme, les ghettos, les difficultés rencontrées par l’éducation de son pays. Ferrara, fils d’immigrés italiens, a toujours vécu à New York. Son monde n’est pas le World Trade Center ni Broadway, mais bel et bien le Bronx et Harlem : la rue et la nuit. « The King of New York »n’est pas un film de plus sur la drogue et ses sévices, encore moins un « Scarface2 ».

World Trade CenterFrank White est certes un visionnaire souhaitant gouverner l’utopie, un homme dont le regard chimérique se pose sur un monde qu’il souhaiterait meilleur. Au-delà de ses espoirs illusoires et romanesques se dessine un type endurci parce qu’ayant passé la moitié de son existence « à l’ombre », mais surtout un homme au cœur de velours. Qu’il fasse descentes meurtrières dans Chinatown pour y éliminer ses concurrents, qu’il fricote avec les huiles new-yorkaises ou qu’il ne s’attache à aucune femme en particulier ne sont pour lui que les tenants et aboutissants de la compagne qu’il mène à l’encontre de la société et de ses doutes. White a deux visages. C’est un tueur et un séducteur qui désire inconsciemment s’amender, obtenir la rédemption de ses péché en donnant au plus démuni. Voudrait-il se donner bonne conscience ? Lorsque trois loubards tentent de lui soutirer son porte-feuille dans le métro, il ne les abat pas, ne tente pas de les raisonner. White leur montre seulement qu’il est armé, sort une lias de billet vert dans sa poche, la leur donne en pâture et leur propose de passer le voir pour du travail… Simple et efficace. White est capable de cette charité froide qu’on nomme l’altruisme. Sa gueule de cadavre en cavale ne trahit aucun sentiment. C’est quelqu’un de l’intérieur. Il agit par instinct, comme une bête sauvage, incontrôlée lâchée dans la jungle new-yorkaise, son royaume. Autour de Walken gravitent des personnages énigmatiques et emblématiques, tous mis en orbite par un monde qui les rejette et les renie. Ce sont des blacks pour la plupart.

Il y a surtout un Larry Fishburne exceptionnel. Cet acteur, retrouvé à Deauville dans « Cadence » (inédit), de Martin Sheen, incarne un déjanté magnifique, une sorte de compromis entre la hyène et le chacal, un gentil taré et un méchant génie. AJOUTANT Bishop (Victor Argo), un flic qui a juré de remettre White derrière les barreaux avec tous les moyens que lui fournis la justice, c’est-à-dire pas grand-chose .Ses collègues, eux, ont décidé de bafouer les règles du parfait petit flic et d’avoir la peau du trafiquant, mort de préférence. Et Ferrara de nous offrir une course poursuite sanglante en Cadillac-stock-car dans les rues de Manhattan. Enfin, White ne se sépare jamais des femmes, une poigné de créature de rêve, qui, visiblement ne sont là que pour sniffer et apporter un tant soit peu d’érotisme dans la noirceur ferrarienne. « The king of New-York » est certainement le film le plus abouti d’Abel Ferrara (“ Cat Chaser”, “china Girl”, “New-York 2 heures du matin”, « l’ange de la vengeance »…)

Noir et Bleu, romantique et choc, le royaume qu’il nous dépeint sent la fumée et le mauvais alcool. Et le pays qui est le sien « dépense 100 millions de dollars pour shooter » Les films de Ferrara ne sont fréquentés en France que par quelques initiés qui discernent en leur réalisateur le légataire universel de William Friedkin. Sans vraiment se tromper.