Sos fantômes Ping-pong

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22 octobre 2014 at 8 h 41 minCategory:Divers

SOS fantômesQuand l’humour et le délire s’emparent de la vidéo, cela donne «SOS fantômes», un film édité et distribué par GCR. Cela donne aussi un Ping-pong fou, fou, fou et… truqué. Par Pascal Ectoplasme Le Gleut.

Mon chien fait de l’aérobic et mon aspirateur fait la vaisselle. Qu’est-ce que je dois faire, monsieur le docteur ?

Ah, le tournage a été assez agité, un peu comme dans une classe quand le professeur n’a plus d’autorité sur ses élèves ! Quand on tourne une comédie, on n’a pas de public, et on a besoin d’avoir une équipe qui participe, qui rigole. Alors sur le plateau, on faisait les imbéciles et on en rajoutait des tonnes ! (Bit Murray, comédien).

Je me suis mal fait comprendre. Ma grand-mère se prend pour Superman et ma voiture me réveille la nuit. Que dois-faire ?

Ah, le tournage ! C’est sûrement le plus gai et le plus heureux que j’ai connu. C’était un réel plaisir et j’ai hurlé de rire tous les jours. (Ivan Reitman, metteur en scène et producteur).

Ne nous énervons pas. Je ne vais jamais au cinéma et je n’ai aucun sens de l’humour. Alors, savez-vous où sont passées les baskets fluo et la cravate verte de mon poisson rouge?

Non. Mais je peux vous dire que le film le plus difficile a été «L’année de tous les dangers» car on ne savait jamais très bien ce qu’on allait tourner. Pour «SOS fantômes», le réalisateur était très précis et même si on a parfois improvisé, le script contenait déjà toute cette tendresse et cet humour qui sont dans le film. Et vous savez, malgré tous ces fantômes et ces effets spéciaux, je joue quelqu’un de très normal. (Sigourney Weaver, comédienne).

Vous êtes bien la seule à être normale dans cette folle histoire, chère madame, mais comment y êtes-vous parvenue ?

J’avais de petits ennuis ménagers, plus exactement les ustensiles de cuisine échappaient à mon contrôle. Finalement, je me suis transformée en «créature», mais heureusement les trois types de SOS fantômes ont été, contre toute attente, à la hauteur. (Sigourney Weaver).

Ah, voilà enfin une piste. Qui sont ces trois types et quelle société secrète peut se cacher sous l’appellation de SOS fantômes ?

C’est la première société capable de détecter, neutraliser et capturer les fantômes. Stanz (Dan Aykroyd) est plus tendre, le plus sincère et le plus enthousiaste des trois. Venkman (Bill Murray) est le vendeur du groupe, le du baratin. Moi, Spengler, e suis le cerveau parce que e suis plus calme et plus rationnel que mes collègues. A nous trois, on fait un type formidable. (Harold Ramis, comédien et coscénariste).

Vous n’avez pas la grosse tête, vous au moins !

«SOS fantômes» est bon parce que… c’est un bon film L’équipe qui a été rassemblée travaille depuis dix ans ou plus dans ce métier. Le film est donc le résultat de la collaboration entre trois acteurs supérieurement entraînés qui ont uni leurs talents et ressources au service d’une production qui marche vraiment à tous les niveaux : critique, commercial, artistique et comique. (Dan Aykroyd, comédien et coscénariste).

Vous allez pouvoir me sortir d’affaire. D’abord, est-ce que vous croyez aux fantômes ?

J’admets que cela puisse exister. Dan Aykroyd, qui est à l’origine du scénario, affirme en avoir rencontré un dans la ferme familiale où il a été élevé dans le nord de l’Ontario. Très sérieux, il explique avoir vu ce jour-là une «étrange lueur verte». (Ivan Reitman, réalisateur).

Justement, j’en vois souvent dans le métro aux heures de pointe. Comment faire pour arriver à s’en débarrasser ?

Ne t’inquiète pas, mon pote. Ce sont les fantômes chics et choc de la Ratp. Ils ont été engagés pour faire fuir les délinquants et les fraudeurs. Moi, ma spécialité c’est la nourriture, je hante les restaurants, les frigos et les réceptions. Les trois rigolos de SOS fantômes ne sont pas près de me capturer dans leur machine infernale. Hé, ne marche pas sur mon hot-dog ! (le fantôme glouton).

On se calme ! Je vous offre cinquante paquets de bonbons et vous me dites comment me débarrasser de mon patron…

Seulement si ce sont des Chamallows ! Demandez aux types de SOS fantômes, je suis presque parvenu à les exterminer. Du haut de mes trente-quatre mètres, j’ai terrorisé les habitants de New York avant de les recouvrir entièrement de guimauve. Votre patron ne pourra jamais s’en remettre. (Le bonhomme Chamallow).

Parfait. Mais avant je veux rencontrer votre chef. Je préfère m’adresser au dieu destructeur qu’à ses saints fantômes. Tu n’y vois aucune objection ?

Tu m’as demandé, petit vermisseau ? Je suis Gozer, le maître du Mal. Le monde va bientôt connaître le chaos. J’ai lâché ma horde de fantômes et de monstres pour terroriser tous les habitants de la planète. Après cela, vous ne croirez plus au Père Noël, votre chien fera de l’aérobic et votre grand-mère se prendra pour Superman. (Gozer, dieu destructeur).

M. Gozer, ai-je quand même le temps de finir cet article ?

Non, tu n’as aucune chance de t’en tirer. Je vais te réduire tout de suite à l’état de journaliste au Figaro magazine.

Le roi est mort

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12 octobre 2014 at 8 h 36 minCategory:Divers

«Salomon et la reine de Saba», «Le roi et moi», «L’ombre d’un géant», «New York ne répond plus» et Yul Brynner est mort d’un cancer à l’âge de 65 ans. Né en 1920 dans l’île Sakhaline, Yul Brynner débute au cinéma dans les années cinquante. Auparavant, il s’était distingué dans le monde du cirque en tant que trapéziste. Un accident l’oblige à abandonner cette carrière, et Yul Brynner se tourne vers la comédie. Le théâtre d’abord, puis le cinéma. Son look de Tartare chauve lui permet d’assurer nombre rôles d’aventuriers. Acteur de cinéma, son grand succès reste la comédie musicale «Le roi et moi» qui est à l’affiche de Broadway pendant quatre ans avant d’être portée à l’écran par Walter Lang en 1956. Ce rôle du «Roi et moi», il l’a interprété quatre mille vingt cinq fois ! Un record absolu. A tel point qu’il avouera lui-même se prendre volontiers pour un roi. Mais il en a le cœur et la générosité. Il a déjà deux enfants lorsqu’il adopte en 1961 deux petites Vietnamiennes. Nommé au Haut Commissariat pour les réfugiés de l’Onu, il donne de son temps et de sa fortune à ceux qui en ont le plus besoin. Si l’on retient la prestation de Yul Brynner dans «Le roi et moi», il ne faut pas oublier que Yul Brynner a participé à nombre de films qui ont marqué leur époque comme «Les sept mercenaires» de John Sturges (1960), «Les dix commandements» de Cecil B. de Mille (1956), «New York ne répond plus» de Robert Clouse (1974) et même «Le testament d’Orphée» de Jean Cocteau (1960). Rêveries d’une promeneuse solitaire. Nathalie Baye a deux amours, deux villes où elle aime déambuler au gré de sa curiosité : Paris et New York. Coups de chance, Nathalie Baye a eu l’une et l’autre de ces deux mégalopoles comme partenaires au cinéma. «Rive droite, rive gauche» de Philippe Labro pour Paris, il y a un an ou deux. Et le tout nouveau «Lune de miel» de Patrick Jamain où elle est une jeune Française perdue dans la Grande Pomme, avec un mari très inquiétant à ses trousses. «Je connais bien Paris comme une Parisienne et je connais bien New York comme une étrangère qui a mis un point d’honneur à découvrir une ville qui l’a séduite. J’ai connu New York à diverses étapes importantes de ma vie, chaque fois dans des conditions différentes. J’y ai même travaillé. La première fois que j’y ai vécu, j’avais 17 ans et demi et j’étais venue suivre des cours de danse. J’avais très peu d’argent, je faisais la baby Sitter le matin ou le soir et, l’après-midi, je travaillais. J’ai trouvé des petits boulots de danseuse, quelquefois en tournées, mais comme je n’avais pas de visa de travail, j’ai dû rentrer en France. J’étais persuadée que j’allais revenir très vite, mais ça s’est passé autrement. J’ai commencé professionnellement la danse en France, j’ai fait également des tournées, qui me plaisaient moyennement, et j’ai eu envie d’aller voir du côté des cours d’art dramatique. New York est une ville stimulante. Y tourner un film a été une formidable expérience pour moi. La ville est tellement ciné génique et photogénique que, rien qu’en s’y promenant, on a déjà l’impression de faire du cinéma. C’est pourtant très difficile de tourner dans les rues de New York. Pour «Lune de miel», on a dû voler des plans en cachant la caméra, surtout la nuit du côté de la 42. Rue, entre deux heures et quatre heures du matin. Le climat était très angoissant». Nathalie, par expérience, connaissait parfaitement la situation d’étrangère de l’héroïne de «Lune de miel». Cécile Carline, son personnage, arrive à New York en touriste gourmande de statue de la Liberté et d’Empire State building. Mais, son fiancé (interprété par Richard Berry) s’étant fait prendre en passant de la drogue, son séjour tourne rapidement à l’enfer. Pour rester aux Etats-Unis avec lui, alors que son visa expire et n’est pas renouvelé, elle décide de faire un mariage blanc avec un Américain (interprété par John O’Shea). Mais le mari, qui devrait rester anonyme et lointain, commence à devenir de plus en plus pressant et même menaçant… «A 17 ans et demi, on ne perçoit pas les dangers de New York. Je prenais le métro tard et je me baladais dans un tas de lieux où, aujourd’hui, je vais avec plus de prudence. New York, c’est le danger, mais c’est aussi la liberté et le dépaysement. Lorsque Cécile se promène avec Zack, son mari, elle est heureuse et insouciante mais, pourtant, il y a une angoisse sous-jacente. J’aime « Lune de miel » pour des séquences comme celle-là, pour l’authenticité d’atmosphère de cette histoire et également parce que j’ai connu la solitude de cette fille». Bien que née à Mainneville, une belle journée de juillet 1948, Nathalie Baye a passé son enfance à Paris. «J’ai beaucoup déménagé, j’ai habité des tas de quartiers différents, la rive gauche, puis la rive droite et aussi Montmartre. Les gens de cinéma se cantonnent aux Champs-Elysées, qui sont très beaux. Mais il y a d’autres lieux, plus populaires et aussi séduisants. Philippe Labro, lui, avait décidé de faire un film très  » téléphones blancs » et beaux quartiers. Il trouvait que l’on montrait trop, ces temps-ci, les zones glauques et les coins un peu sordides». Entre Paris (où elle tourna son premier film avec un Américain : «Brève rencontre à Paris» (Two people) de Robert Wise en 1972) et New York (où se situe «Lune de miel» réalisé par un Français), la carrière de Nathalie Baye semble s’être épanouie sous le signe du paradoxe et du coup de cœur. Elle s’est appliquée à travailler autant avec d’attachants cinéastes-auteurs qu’avec d’efficaces réalisateurs plus ouvertement commerciaux. Bertrand Blier d’un côté et Labro de l’autre, Godard avant Patrick Jamain, Goretta et Truffaut face à Robin Davis, etc. «Mais tous les metteurs en scène sont un peu des auteurs ! Je n’aime pas cette discrimination. Je ne la fais pas. Ce sont les individus qui m’intéressent, pas le fait qu’ils soient reconnus comme des auteurs avec un grand A ! Je n’ai pas de politique de carrière, je ne fonctionne que sur le désir. Un film comme «L’ombre rouge» de Jean-Louis Comolli, j’ai eu envie de le faire pour son sujet, son réalisateur, mes partenaires. C’était une envie du moment. Un rôle, c’est un peu une histoire d’amour. On ne va pas avec un monsieur parce que, financièrement, ça peut vous rapporter quelque chose. Pas moi, en tout cas. Pour «Notre histoire» de Bertrand Blier, le scénario était encore à l’écriture, mais je me suis engagée parce que l’histoire me séduisait et que j’avais envie de faire un film avec lui et Delon. Mais pas dans le style des films qu’Alain faisait ces derniers temps. Delon a un bagage de films prestigieux et très divers. Et le fait qu’il ait envie de revenir vers un autre cinéma me séduisait. Bertrand Blier, c’est la dérision désespérée et l’humour forcené. Il m’a donné mes plus beaux dialogues de cinéma. Je compare toujours «Notre histoire» à un grand vin. Il était trop jeune quand on l’a dégusté, mais dans cinq ou six ans, le film s’imposera, malgré ses petits défauts scénaristiques. J’adore son texte. Car, dans beaucoup de films, côté dialogues, c’est pas la joie. J’ai vraiment envie de revenir au théâtre. Je n’y ai pas joué depuis « Les trois sœurs » au Théâtre de la Ville, en 1978. Je lis des choses, je cherche ». Sans politique de carrière, Nathalie Baye a tout de même à son tableau de chasse des réalisateurs aussi prestigieux que Truffaut, Godard, Blier, Tavernier, Goretta ou Pialat. Alors qu’elle est encore toute débutante, Truffaut lui confie le rôle de Joëlle, l’indispensable script, dans « La nuit américaine ». En 1976, il fait à nouveau appel à elle pour le rôle de la cousine de Béziers, mais aussi pour la voix au téléphone, anonyme et nocturne, dans «L’homme qui aimait les femmes». Puis, ensemble sur l’écran, ils interprètent «La chambre verte». Une belle complicité !  «Truffaut, c’est la précision et la clarté, l’humour et la tendresse. Toujours un peu de recul… Je ne lis jamais un scénario sans penser à lui. Chaque fois que j’ai tourné avec lui, il avait besoin de me dire le pourquoi des choses. Il avait peur que le public ne comprenne pas. Il m’a appris, sans en avoir l’air, à lire une histoire. François avait un côté horloger, mécanique de précision. C’était une fête de tourner avec lui. Imaginez ce que ça a été, pour une toute jeune comédienne, de se retrouver sur le plateau de «La nuit américaine». Un film sur le cinéma. Avec Truffaut. Dans les studios de la Victorine. Avec des acteurs comme ceux du film… C’est un des grands souvenirs de ma vie. Godard, lui, m’a appris la disponibilité. C’est le contraire de l’improvisation. Il fait absolument tout ce qu’il veut, mais tout est précis. Il essaye de vous mettre à nu. Je n’ai jamais été filmée en gros plans aussi physiques que dans «Sauve qui peut (la vie)» et «Détective». Godard, c’est la folie, la vraie folie. Le côté intellectuel, je ne comprends pas. Je ne cherche pas à comprendre. C’est d’ailleurs très amusant de voir que ceux qui interviewent Godard sont dix fois plus compliqués que lui. C’est un voyou et un roublard de première, mais c’est un immense artiste ! Tavernier, avec qui j’ai tourné «Une semaine de vacances», a un authentique sens du spectacle. J’ai régulièrement envie de travailler avec lui. Il y a beaucoup de tendresse dans ses films. C’est un gourmand. Il aime les acteurs, les caillettes et les gâteaux au chocolat, les histoires et les anecdotes. C’est merveilleux les gens gourmands parce qu’il sont curieux. Ils veulent vous connaître et profiter au maximum du moment qu’ils partagent avec vous. Quant à Goretta et «La provinciale»… (elle sourit en silence). Pialat, avec qui j’ai tourné «La gueule ouverte» que cinq spectateurs ont du voir (j’exagère à peine), c’est un écorché vif. Une autre forme de folie. Il arrive à faire sortir les choses les plus hallucinantes de ses acteurs. Il a un extraordinaire sens de l’authenticité. Bob Swaim est très insolent avec ses acteurs, mais dans le bon sens. On rêve d’un succès comme «La balance», mais on ne s’y attend pas». Pour Nathalie Baye, le succès n’est pas venu en un jour. Elle ne s’est pas réveillée un beau matin avec son diplôme de star-tête d’affiche. «Il y a eu plusieurs étapes. D’abord «Une semaine de vacances», puis «Martin Guerre» et «La balance». «J’ai épousé une ombre» a confirmé les choses». Et puis il y a eu son mariage avec Johnny Hallyday, qui l’a fait momentanément glisser de la page spectacle à la page «people». Devenir une héroïne pour feuilles de choux spécialisées dans l’indiscrétion et le scandale n’est pas tous les jours facile. «Je me sens profondément actrice et je vis bien mon métier, ça me permet de prendre du recul par rapport à tout cela. Mais cette presse mensongère, personne ne peut vraiment l’ignorer et la supporter. Johnny la vit mal, je la vis mal. On sait qu’il y a des choses par lesquelles il faut passer quand on est un personnage public. A la naissance de l’enfant, on fait l’inénarrable photo «parents-bébé» et puis on n’en parle plus. Mais savoir que des journalistes racontent n’importe quoi sur vous et que les gens le croient, savoir qu’on est constamment piégé au téléobjectif, c’est insupportable. Vu de l’extérieur, ça n’a pas l’air grave, mais pourtant… Alors on se défend comme on peut, on fait des procès et on les gagne presque toujours. Mais c’est dérisoire ! » Quand on rencontre Nathalie Baye, on est touché par son sourire, sa gentillesse, sa fragilité même. Il y a de la générosité dans ses yeux, elle s’intéresse à son interlocuteur. Nathalie semble avoir le profil type du Cancer : enthousiasme, sensibilité, imagination. «Je préfère la gentillesse. La vraie gentillesse, comme l’élégance de comportement, ça existe très peu. On peut beaucoup obtenir par la gentillesse et le sens de l’humour». Mais cela n’a pas empêché Nathalie Baye de se livrer aux griffes de cinéastes qui ont la réputation de bousculer leurs acteurs. «Si des réalisateurs ont besoin de vous agresser pour déboucher sur quelque chose de plus fort, s’ils pensent obtenir plus de moi ainsi.., qu’ils le fassent ! Après, si ça donne des résultats, je leur en suis reconnaissante. Un tournage est fait de moments délicieux et tendres, mais aussi de moments tendus et violents. C’est une aventure comme je les aime. Mais, attention, moi aussi je sais me mettre en colère ! Que Godard ou Pialat ne soient pas faciles, ça fait un peu partie de leur légende. C’est douloureux, aussi, de mettre un film en scène. En tant que comédienne, je considère que je prends un bateau ou que je ne le prends pas. A partir du moment où je suis dans un film, je vais jusqu’au bout. Je sens qu’il faut donner ! Jusqu’à présent, je ne regrette rien. Les regrets sont encombrants et amènent l’amertume. En revanche, j’essaye d’avoir des passages-à vide. La vie va vite et les moments de «recharge» sont nécessaires. J’ai eu des périodes de tournages successifs, mais aussi de longs passages sans film. Entre «J’ai épousé une ombre» et «Lune de miel», il y a plus d’un an de silence. J’ai été maman et j’ai voulu en profiter. J’ai terminé «Lune de miel» en juin dernier et j’ai tout refusé depuis parce que j’attends un vrai coup de cœur.