Good morning Vietnam ! (épic)

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26 mai 2014 at 9 h 46 minCategory:Films

Good morning Vietnam
Saigon, 1965. La guerre ne fait que commencer, l’US army apporte avec elle ses mœurs et ses méthodes : entre autres, une station de radio supposée maintenir le moral des troupes. Mais voilà, les GI boudent leur tristounette antenne. Alors, le haut commandement fait venir un spécialiste, un DJ déjanté complètement délirant : Adrian Cronauer (Robin Williams). Sitôt arrivé, il lance son fameux cri de guerre : « G0000d moorning Vietnam ! » et les blagues stupides succèdent aux improvisations insolentes. Tout le monde passe à la moulinette, l’indice d’écoute grimpe à toute allure, Adrian Cronauer s’attire de solides antipathies — surtout dans le bureau de la censure,, qu’il brave effrontément en diffusant de vraies nouvelles de la situation. Les démêlés d’Adrian et de ses supérieurs, en même temps que sa découverte du pays, fournissent l’essentiel de cette comédie sur fond de violence aveugle. Là où le bât blesse pour nous autres Français, osons le dire sans craindre de paraître snobs, c’est que l’humour « irrésistible, ravageur, délirant » de ce brave speaker n’est qu’une suite de jeux de mots incompréhensibles ou débiles et de références sans intérêt. Bref, il n’est pas vraiment drôle, le rigolo de service. C’est pas du Coluche.

En cas de malheur

En cas de malheurMaître Gobillot, tombé sous le charme d’Yvette, accepte de la défendre après qu’elle ait effectué un hold-up ayant mal tourné. Une fois le procès gagné, Yvette s’offre à l’avocat en guise de dédommagement. Gobillot, avec l’aval de sa femme qui préfère lui connaître une maîtresse plutôt que de le perdre, prend Yvette sous sa protection et connaît avec elle une idylle passionnée. Gabin-Bardot en amoureux clandestins, le tandem est à l’image des comédiens, fort et fragile. Lui : bourru, amant fou, prêt à tout laisser tomber pour découvrir l’amour tel qu’il ne l’a jamais vécu. Elle : puérile, naïve, crédule et malgré un petit copain qu’elle ne peut se résigner à quitter, envoûtée par le vieil homme. Claude Au-tant-Lara signe ici un chef-d’œuvre du cinéma français, un film à la beauté tragique, servi magnifiquement par une interprétation magistrale. Nostalgique et troublant.

Le petit prince

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12 mai 2014 at 8 h 45 minCategory:Films

Le petit prince Il y avait tout à attendre et tout à craindre de cette adaptation du livre d’Antoine de Saint-Exupéry. Etait-il possible de réaliser une œuvre fidèle à un tel ouvrage ?
Jean-Louis Guillermou s’est lancé dans cette aventure et a bien failli se briser les ailes. Son pilote d’avion perdu en .plein désert manque cruellement de crédibilité : les questions pertinentes du Petit Prince ne semblent pas l’étonner outre mesure et ses réponses ont l’allure d’une récitation mal apprise et peu convaincante. Le petit bonhomme tombé de son étoile est, quant à lui, plein de grâce et parvient tout de même à nous toucher. D’un point de vue technique, il est à regretter que la postsynchronisation soit approximative : on a l’impression d’avoir devant les yeux un mauvais doublage. Les enfants, eux, apprécieront ce conte voué à l’éternité.

Car wash

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22 avril 2014 at 14 h 43 minCategory:Films

Car wash Los Angeles, au petit matin. Les employés arrivent les uns après les autres. La plupart d’entre eux sont noirs. Et la station de lavage, le » Car wash «(en américain) s’anime. Tous travaillent ensemble : l’amateur de jeux radiophoniques, le maoïste fils du patron, la fille aux multiples perruques, le militant « Black Muslim », l’homosexuel, etc. La journée avance, avec ses gags involontaires, ses petites tragédies, ses petits heurts et ses grandes amitiés. Et puis, le soir, chacun rentre chez lui. « Car wash » est-il un documentaire réaliste sur le fonctionnement et la vie d’une station de lavage ? Point du tout ! Le film est plein de petites touches tendres ou drôles, voire même franchement burlesques (comme cet homme entièrement plâtré dans sa voiture). Mais, surtout, « Car wash » regorge de musiques et de rythme, de chansons et de mélodies pop. Le fait qu’il s’agisse d’une communauté presque entièrement noire (sauf le patron, son fils et les clients) fait de « Car wash» un film presque… culturel. Michael Schultz est noir. Mais cela ne l’empêche pas de présenter ses congénères comme des grands enfants naïfs, chaleureux, facétieux mais aussi violents. Ses armes, pour éviter les clichés, l’humour et le tempo rapide.

Certains l’aiment chaud

Certains l'aiment chaudDeux musiciens de jazz, Joe et Jerry, assistent par hasard à un règlement de comptes entre gangsters à Chicago. Mais, repérés, ils doivent quitter la ville en vitesse pour ne pas se faire descendre à leur tour. Ils parviennent à décrocher un engagement dans un orchestre de passage… composé exclusivement d’éléments féminins. Déguisés en femmes, Joe et Jerry, alias Joséphine et Daphné, se fondent dans le petit groupe et partent pour Miami. Mais il est bien difficile pour un homme de résister aux atouts de charmantes jeunes filles, surtout quand elles dorment dans la même couchette. Les deux acolytes vivent un vrai calvaire ! Inestimable bijou de la comédie burlesque, « Certains l’aiment chaud » séduit autant par son rythme soutenu que par la qualité des dialogues et le tonus de l’interprétation (Marilyn, Curtis, Lemmon, un trio infernal). Le scénario est truffé de gags et de quiproquos souvent hilarants, qui tiennent remarquablement le coup malgré leur grand âge. Un classique !

Courte-tête

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9 avril 2014 at 14 h 43 minCategory:Films

Courte-tête
L’escroc Olivier Parker (Fernand Gravey) engage un vendeur de tuyaux, Amédée (Jacques Duby) pour plumer un pigeon marchand de poulets, le provincial Galiveau (Jean Richard). Jockey sous le nom de Teddy Morton, Amédée va monter Reine du Cachemire, une jument qui n’a aucune chance et sur laquelle Galiveau, conseillé par Parker, doit risquer une fortune. Mais ce finaud de Galiveau, ayant changé d’avis à la dernière minute, a fait confiance à un outsider qui remporte brillamment la course. Respirez ici le parfum rétro des comédies bien de chez nous, garanti fifties. Son réalisateur, Norbert Carbonnaux, était loin d’être le pire parmi les faiseurs du genre. A voir aussi pour Louis de Funès dans le rôle d’un minable qui aide Fernand Gravey dans son entreprise. Un critique de l’époque vantait ce plan où, « la bouche’ amère après une nuit d’orgie, il s’éveille un matin dans un palace de la rive gauche, et râle une seconde, du fond de son cœur, contre le médiocre métier de pâle filou que lui a réservé le sort. » C’était qui, ce critique-là ? Je vous le donne en mille : Jean-Luc Godard dans Les Cahiers du Cinéma.

Cocktail

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24 mars 2014 at 14 h 40 minCategory:Films

On sent que » Cocktail » se veut un festival Tom Cruise… Sourire sexy et carnassier, regard facétieux, silhouette harmonieusement musclée. Cruise continue son ascension en flèche, après « Risky business », « Top gun » ou « la couleur de l’argent » et avant» Rai man » et « Jours de tonnerre ». Le jeune héros de ‘Cocktail «est persuadé que le monde n’attend que lui. Toujours un manuel sur l’art de réussir dans la poche, mais sans diplôme, il part à la conquête de Wall Street et se retrouve petit barman !

Bryan BrownC’est là qu’intervient le comédien australien Bryan Brown, la vedette de « F/X » ou le partenaire de Sigourney Weaver dans » Gorilles dans la brume ». Brown compose un personnage de vieux barman roublard et cynique, qui prend Croise sous son aile protectrice et lui apprend l’art de préparer les cocktails les plus exotiques, la manière de blaguer et de mettre dans sa poche le client, le talent de faire craquer les jolies consommatrices. Doug et Brian ont une manière unique de jongler avec les bouteilles, de chanter et de danser en servant leurs boissons. Leur bar devient vite un must à New York. Jusque-là, le film est très tonique et ne manque pas de,, charme. Mais, hélas, les deux copains se fâchent et Cruise part de son côté jouer les romantiques et les sentimentaux, amoureux transi d’une pauvre petite fille riche. Et là, le film s’enlise interminablement. C’est dommage !

Y a-t-il un flic pour sauver la reine ?

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12 mars 2014 at 14 h 39 minCategory:Films

Y a-t-il un flic pour sauver la reineLe lieutenant Drebin, la honte de la police de Los Angeles, passe ses vacances à Beyrouth lorsque son collègue et ami Nord-berg est criblé de balles par des trafiquants de drogue. Il rentre aussitôt pour venger son ami, mettre hors d’état de nuire le chef du gang (Ricardo Montai -ban), mais celui-ci lui tend un piège, sous la forme d’une superbe blonde (Priscilla Presley(. Mais voilà que Drebin est chargé de superviser les services de sécurité lors de la visite prochaine de… la reine d’Angleterre ! Fou, tel est le monde de ZAZ (Zucker, Abrahams et Zucker).
Trio venu des shows TV les plus hilarants des USA. Après « Y a-t-il un pilote dans l’avion ? », puis «Y a-t-il (encore) un pilote dans l’avion ? », ils récidivent dans l’esprit trépidant qui fut celui des Marx Brothers. Interprété par Leslie Nielsen (le commandant de l’expédition dans « Planète interdite »), leur lieutenant Drebin est un équivalent yankee de l’inspecteur Clouseau : incompétent, il connaîtra son heure de gloire lors du match de base-ball qui est le clou du film : à la place du ténor prévu, il doit chanter l’hymne américain devant le stade comble. Désopilant-dément.

Le père noel est une ordure

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19 février 2014 at 14 h 38 minCategory:Films

Le soir de Noël, Pierre et Thérèse s’apprêtent à assurer la permanence téléphonique de SOS Détresse-amitié. Mme Musquin, la maîtresse des lieux, se prépare, quant à elle, à passer le réveillon en famille. Mais au mo-.ment de partir, cette dernière se retrouve bloquée dans l’ascenseur.

Le père noel est une ordure Au même moment, Josette, une amie de Thérèse, téléphone pour lui annoncer qu’elle quitte Félix. Désespérée, elle lui demande de la recevoir. Quelques minutes plus tard, un travesti dépressif appelle au secours. Tout ce petit monde se retrouve dans l’appartement qui devient rapidement le théâtre burlesque d’aventures hilarantes et dramatiques. La troupe du Splendid est réunie au grand complet pour l’adaptation cinématographique de la pièce du même nom, écrite en 1979 par Marie-Anne Chazel (Zezette dans le film). Véritable perle d’humour noir, ce film reste un des meilleurs crus jamais tournés par la fine équipe. Près de dix ans après sa sortie, les dialogues sont restés sur toutes les lèvres. Mythifié par les jeunes, ce « Père Noël» perfide est devenu un véritable phénomène de cinéma au point de convaincre les professionnels de l’élire cinquième meilleur film, pour la période 1975-1990, à «La plus belle nuit du cinéma » sur Canal +. Qui l’eut cru ?

Banzai

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5 février 2014 at 14 h 36 minCategory:Films

Isabelle Morizet, hôtesse de l’air, accepte d’épouser Michel Bernardin, employé des assurances pour touristes en détresse, Planète assistance. Panique par les avions, Michel fait promettre a sa future d’abandonner ses voyages pour rester au sol. Mais elle doit effectuer encore quelques heures de vol et se voit contrainte de lui mentir. De son côté, Michel se retrouve dans une situation embarrassante : pour avoir commis une faute professionnelle, son patron l’oblige à aller régler, à l’étranger, les petits traces de quelques voyageurs malchanceux. Pris au piège, il décide, lui aussi, de jouer la carte du mensonge et se trouve enferme dans un engrenage infernal… Quiproquos en pagaille, aventures irrésistibles, Coluche s’amuse comme un petit fou dans cette nouvelle comédie – sans prétention dirigée par Claude Zidi. Valérie Mairesse et lui forment un couple hétéroclite et totalement loufoque. Chacun use de charme et d’humour pour convaincre à tout prix que, tout compte fait, on est souvent mieux chez soi… Le club Med aurait-il refuse de sponsoriser le film ?

La grande vadrouille

La grande vadrouille1942. En pleine occupation allemande, un avion anglais se fait abattre au-dessus de Paris. Trois hommes sautent en parachute et se retrouvent dispersés dans la capitale. L’un d’eux tombe sur l’échafaudage d’Augustin Bouvet, peintre en bâtiment, un autre se pose sur le toit de l’Opéra de Paris, et le dernier, dans un bassin du zoo de Vincennes. Recueillis par des Français, ils sont convenus d’un point de ralliement et d’un signe de reconnaissance avant de sauter au cas où… Il s’agit des bains turcs et de la chansonnette, « Tea for two »… Considéré comme un des grands classiques du cinéma comique, «La grande vadrouille » reste, à ce jour, le plus gros succès français de toute l’histoire du septième art. Après» La traversée de Paris » et « Le corniaud » (déjà réalisé par Gérard Oury), Bourvil, en gentil bêta, et Louis de Funès, en nabot exécrable, se retrouvent pour un duo irrésistible et inoubliable. Le scénario déborde de trouvailles désopilantes. A revoir, encore et encore !

Plus fort que le diable

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15 janvier 2014 at 14 h 34 minCategory:Films

Une bande de joyeux escrocs, les Dannreuther et les Chelm : des mauvais garçons et deux couples attendent que la Nyanga prenne enfin la mer. Destination : l’Afrique. Dans cette aventure, tous n’ont qu’un seul et unique but : s’approprier un gisement d’uranium. Mais tant que le capitaine du cargo n’aura pas dessoule, pas question de quitter le port. Les uns font la connaissance des autres, on s’espionne, on se cherche, on se cache et l’on se dévoile. Séduction, craintes, émotion, John Huston joue la carte de la variété. De l’aventure à foison sitôt les passagers embarqués, des couples qui se déchirent, un naufrage, etc., tous les ingrédients du parfait petit divertissement sont ici réunis. On peut cependant regretter quelques longueurs (l’attente dans le port italien !), mais l’ensemble est souvent drôle, gai et frais. Une nouvelle pièce de choix dans la collection Hollywood Memories d’Antares.

L’express du colonel von ryan

Frank SinatraSinatra, que Ion connait aujourd’hui en papy « croonant » et sirotant son whisky, Rut, il n’y a pas si longtemps, un fringant homme d’action et un bon comédien. Son interprétation du colonel Ryan le prouve. Grade et pilote de l’armée de l’air américaine, son avion est abattu au-dessus de l’Italie, lors de la Seconde Guerre mondiale, quelques semaines avant le débarquement allié. Dans le camp où il est emprisonné, Ryan conseille aux autres militaires détenus de ne pas se lancer dans des évasions hasardeuses, alors que la libération est toute proche. Cela lui vaut, principalement de la part des Anglais, la particule de « von » juste avant Ryan. Mais les événements historiques prouveront que, loin d’être un traitre, (von) Ryan, est un vrai héros, pur et dur ! Et il s’attaquera seul à un train. Il paraît que l’histoire est authentique. Mais la manière dont Mark Robson filme cette épopée ferroviaire tient plutôt du film de cape et d’épée. Sinatra court après les wagons et les rattrape. Pour notre plus grand plaisir. Le film joue la carte de l’action et du vrai grand spectacle hollywoodien.
Et Frank Sinatra en a la carrure !

Frontière interdite

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9 janvier 2014 at 14 h 26 minCategory:Films

Frontière interdite Au cours d’une escapade à Helsinki, trois jeunes Américains franchissent illégalement la frontière soviétique pour faire quelques photos à sensations. Mais, repères par les paysans du coin, ils sont emprisonnés dans une forteresse inexpugnable où les rares survivants ont sombré dans la démence. Soumis aux pires tortures, abandonné par leur gouvernement, ils doivent s’en sortir seuls. Inspirée d’une histoire authentique, cette descente aux enfers dénonce la rigidité de l’ancien régime de l’URSS.
On a toute foi du mal a croire, peut-être cause de la réconciliation Est/Ouest, que de telles horreurs aient réellement pu exister. Les scènes de violence, et elles sont nombreuses, montrent une certaine complaisance, et les Russes apparaissent comme des brutes primaires. Malgré cette tendance un peu caricaturale, la mise en scène reste efficace et les acteurs convaincants. Un film d’action bien assaisonne qui trouvera son public.