Le meilleur

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23 décembre 2014 at 8 h 54 minCategory:Divers

Robert Redford a soigné son retour au cinéma. Hors caméra, il est déjà très attentif à son image en se montrant écologique et nostalgique de l’Ouest sauvage américain. Derrière la caméra, il réalise un film très différent de sa propre mythologie d’acteur : un drame psychologique en demi-teinte et très bourgeois sur… «Des gens comme les autres». Et, surtout, Redford se fait rare. On ne l’avait pas vu depuis «Brubaker» de Stuart Rosenberg, en 1979. Là, il nous revient plus charismatique, plus dents blanches et cheveux blonds que jamais. Derrière le destin pas ordinaire de ce champion de base-ball frappé dans son ascension et faisant un retour fulgurant après un long purgatoire, se cache une fable magique. Redford le joueur de base-ball est une sorte de Lancelot moderne… de chevalier du stade ! Barry Levinson — sans doute pour échapper au côté cucul de son succès story sportive — en a fait une épopée magique. Redford, armé d’une batte frappée par la foudre, bondit et triomphe pendant que, dans l’ombre, un triumvirat maléfique organise sa perte. Redford est pris entre deux femmes : la castratrice (la blonde et belle Kim Bassinger) et l’ange salvateur (l’étonnante et rayonnante Glenn Close). Si le film n’avait pas eu cette dimension mythique, les séquences de base-ball (jeu auquel le quidam français ne comprend strictement rien !) serait d’un ennui mortel. Là, par ce prisme magique voire même métaphysique, elles deviennent passionnantes. Car tout un réseau de forces invisibles entre en jeu… jusqu’à la fulgurante (au sens propre du terme !) apothéose finale.

Marathon killer

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10 décembre 2014 at 8 h 53 minCategory:Divers

Supposez que vous adorez courir le cross-country. Avec deux copains, vous avez décidé de faire un marathon à travers le désert du Nouveau-Mexique : 100 kilomètres dans le sable et dans les broussailles, pour atteindre la petite ville de Glory. Quelle ne serait pas votre surprise si, perdus dans ce paysage désolé, vous étiez soudain encerclés par une petite troupe de soldats brandissant leurs armes ! C’est la mésaventure qui arrive à Roger, Pete et Craig, trois jeunes Américains qui découvrent ainsi l’existence d’un groupement fasciste qui s’entraîne à la survie, organisé en véritable armée privée, dans cette région écartée des États-Unis. Ces illuminés sont commandés par un militaire d’extrême-droite à moitié fou : le colonel Crouse. Celui-ci fait une démonstration de ses méthodes dictatoriales devant nos sportifs égarés et effarés, puis il les laisse repartir… mais ils ne sont pas encore hors de danger : le fils du colonel fou revient les agresser, écrase Roger avec sa moto, s’enfuit. Témoins du meurtre, Pete et Craig savent qu’ils sont désormais en danger de mort. Ce sera eux ou lui et sa horde. Un combat à mort commence sous le soleil de plomb… Suspense, action et violence sont les ingrédients de ce film bien mené de bout en bout.

Le lion sort ses griffes

Jack Rhodes (Burt Reynolds) est un voleur de diamants de grande envergure. Le type gentleman cambrioleur, tombeur à moustaches. Les femmes ne résistent pas à son charme et lui ne résiste pas aux charmes des dames. C’est même son point faible. Un point faible que l’inspecteur Cyril Willis va s’empresser d’exploiter. Cyril Willis (David Niven) est en effet prêt pour la retraite et il veut quitter Scotland Yard en beauté. Pour cela, il se promet de prendre Jack Rhodes en flagrant délit de main basse sur des diamants qui ne lui appartiennent pas. Willis va tendre son piège avec la complicité de Gillian Bromley (Lesley-Ann Dams) une cleptomane au charme fou dont Jack Rhodes ne peut que tomber amoureux. A la poursuite du diamantaire, «Le lion sort ses griffes» est une comédie bon chic bon genre bien menée. Du luxe, des bonnes manières et des Rolls Royce du plus mauvais goût, car dorées comme une American Express, enfin, de très bons acteurs pour une comédie légère comme la soie et brillante comme un strass.