Bon à savoir pour transférer une cassette vidéo sur DVD

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31 janvier 2014 at 17 h 14 minCategory:High-tech

Avec les nouvelles technologies, il est possible d’optimiser et de mettre en sécurité vos précieux enregistrements sur cassette. En fait, plus le temps passe et plus les bandes vidéo se détériorent, notamment par les rayures, la poussière et par une lecture répétée. Ainsi, afin de conserver vos précieux enregistrements et pour éviter la perte de vos souvenirs, il existe une solution exhaustive et toute simple que vous pouvez réaliser par vous-mêmes, la numérisation. Avec la technique de numérisation, vous pouvez transférer cassette VHS analogique sur DVD. Profitez de cette avance pendant qu’il est encore temps, pour sauver tout ce qui pourrait être conservé.

Vers la numérisation d’une cassette VHS sur DVD

VHS

L’ère de la nouvelle technologie vous donne l’opportunité de redonner vie à vos anciennes collections de films et vidéos de famille qui sont conservées sur des cassettes VHS. Aujourd’hui encore, grâce aux avancées technologiques, il est plus facile de faire le transfert cassette video sur DVD avec des logiciels prêts à l’emploi. Il suffit d’avoir un bon matériel et choisir le bon logiciel et le tour est joué. Il y a encore quelques années de cela où l’on ne pouvait imaginer la réalisation d’une telle chose. Cette nouvelle technique permet à chacun d’avoir encore accès aux souvenirs anciens, mais sur un support plus moderne, le DVD.

Une numérisation pour tous les formats

Effectivement, il existe de nombreux formats de cassettes comme MiniDV ou petites cassettes sur lesquels sont enregistrées la vidéo numérique en format DV, Hi8 ou high-bande Video8, VHS-C ou Video Home System ou encore VHS avec Vertical Helical Scan qui peuvent être numérisés. Avant de réaliser la numérisation d’une cassette vidéo sur dvd, il faut tout d’abord connaitre son format. Ainsi, il vous sera facile de numériser toutes les cassettes pour tous les formats. Vous pouvez réaliser la numérisation de vos cassettes, chez vous, sans passer par des professionnels. Il vous suffit d’avoir tous les éléments nécessaires pour le réaliser. Les matériels nécessaires à la numérisation sont un bon ordinateur, un câble jack des deux côtés, une bonne carte son, un lecteur de cassettes et un logiciel de montage.

Comment réaliser le transfert d’une cassette vidéo sur DVD ?

Movavi Video SuitePour numériser une cassette vidéo, la première chose à faire est de télécharger et d’installer le programme comme Movavi Video Suite. Ensuite, connectez votre appareil de capture VHS. Connectez votre carte de capture de flux analogique ou votre tuner TV sur votre ordinateur. Puis, procédez au démarrage du lecteur cassette et de l’application de Capture Vidéo via la fenêtre de Movavi Video Suite. Définissez ainsi les paramètres de numérisation VHS. Choisissez le modèle de tuner-TV et définissez la source de capture audio et vidéo et le nom du fichier qui sera créé ainsi que le dossier dans lequel les nouveaux fichiers numérisés doivent être enregistrés. Ensuite, démarrez la capture. Une fois terminée, vous pouvez graver la vidéo numérisée sur un support DVD ou Blu-Ray, comme bon vous semble.

Plus fort que le diable

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15 janvier 2014 at 14 h 34 minCategory:Films

Une bande de joyeux escrocs, les Dannreuther et les Chelm : des mauvais garçons et deux couples attendent que la Nyanga prenne enfin la mer. Destination : l’Afrique. Dans cette aventure, tous n’ont qu’un seul et unique but : s’approprier un gisement d’uranium. Mais tant que le capitaine du cargo n’aura pas dessoule, pas question de quitter le port. Les uns font la connaissance des autres, on s’espionne, on se cherche, on se cache et l’on se dévoile. Séduction, craintes, émotion, John Huston joue la carte de la variété. De l’aventure à foison sitôt les passagers embarqués, des couples qui se déchirent, un naufrage, etc., tous les ingrédients du parfait petit divertissement sont ici réunis. On peut cependant regretter quelques longueurs (l’attente dans le port italien !), mais l’ensemble est souvent drôle, gai et frais. Une nouvelle pièce de choix dans la collection Hollywood Memories d’Antares.

L’express du colonel von ryan

Frank SinatraSinatra, que Ion connait aujourd’hui en papy « croonant » et sirotant son whisky, Rut, il n’y a pas si longtemps, un fringant homme d’action et un bon comédien. Son interprétation du colonel Ryan le prouve. Grade et pilote de l’armée de l’air américaine, son avion est abattu au-dessus de l’Italie, lors de la Seconde Guerre mondiale, quelques semaines avant le débarquement allié. Dans le camp où il est emprisonné, Ryan conseille aux autres militaires détenus de ne pas se lancer dans des évasions hasardeuses, alors que la libération est toute proche. Cela lui vaut, principalement de la part des Anglais, la particule de « von » juste avant Ryan. Mais les événements historiques prouveront que, loin d’être un traitre, (von) Ryan, est un vrai héros, pur et dur ! Et il s’attaquera seul à un train. Il paraît que l’histoire est authentique. Mais la manière dont Mark Robson filme cette épopée ferroviaire tient plutôt du film de cape et d’épée. Sinatra court après les wagons et les rattrape. Pour notre plus grand plaisir. Le film joue la carte de l’action et du vrai grand spectacle hollywoodien.
Et Frank Sinatra en a la carrure !

Frontière interdite

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9 janvier 2014 at 14 h 26 minCategory:Films

Frontière interdite Au cours d’une escapade à Helsinki, trois jeunes Américains franchissent illégalement la frontière soviétique pour faire quelques photos à sensations. Mais, repères par les paysans du coin, ils sont emprisonnés dans une forteresse inexpugnable où les rares survivants ont sombré dans la démence. Soumis aux pires tortures, abandonné par leur gouvernement, ils doivent s’en sortir seuls. Inspirée d’une histoire authentique, cette descente aux enfers dénonce la rigidité de l’ancien régime de l’URSS.
On a toute foi du mal a croire, peut-être cause de la réconciliation Est/Ouest, que de telles horreurs aient réellement pu exister. Les scènes de violence, et elles sont nombreuses, montrent une certaine complaisance, et les Russes apparaissent comme des brutes primaires. Malgré cette tendance un peu caricaturale, la mise en scène reste efficace et les acteurs convaincants. Un film d’action bien assaisonne qui trouvera son public.

Interview de la célébrité du mois

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9 janvier 2014 at 14 h 24 minCategory:Films

The King of New  YorkDans «The King of New York», vous utilisez une fois encore New York comme décor. La vie nocturne de la Big Apple, c’est vraiment votre univers…
Je suis persuadé qu’un cinéaste doit connaître les lieux où il fait évoluer ses personnages. Cela permet d’être beaucoup plus proche de ce que l’on veut véritablement montrer. Pour ce film, il était inconcevable que Frank White et son équipe apparaissent de jour. Ils ne travaillent pas dans un bureau de poste! On pourrait très bien tourner 5 000 films différents à New York, la nuit…
Richard Bohringer, un célèbre acteur français, a écrit un roman intitulé «C’est beau une ville, la nuit». Cette formule vous plaît-elle?
(Rires). C’est exactement ça! Vous savez, filmer de nuit est vraiment la meilleure façon de maîtriser la lumière. De jour, on ne peut influer que très peu sur l’image et la Couleur. Dans l’obscurité, on peut tout mettre en scène.
Dans vos films, vous décrivez New York comme un champ de bataille. Cette ville, vous l’adorez ou vous la détestez?
Je l’adore et je la déteste! New York me fait très peur. C’est un endroit unique, certainement le plus violent du monde. Mais il faut faire abstraction de ces difficultés pour tirer de la Big Apple ce qu’elle a de plus beau et de merveilleux. J’y suis né, j’y habite, j’y travaille. Jamais je ne quitterai cette ville.
Existe-t-il une autre grande ville que vous aimiez à ce point?
J’aime Miami, Paris. Je ne voyage pas beaucoup. Il m’est pratiquement impossible d’être objectif vis-à-vis d’autres mégalopoles.
« The king of New York » a pour sujet principal la drogue. Avez-vous eu besoin de vous documenter sur ce thème? Comment Nicolas St John, votre scénariste attitré, a-t-il préparé le script?
Nous n’avons pas fait de recherches approfondies. Tous les Américains savent de quelle façon la drogue est importante dans leur pays. Chaque année, des millions de dollars sont investis dans ce marché. C’est un problème très grave derrière lequel apparaissent toutes les difficultés de la société américaine. Que pouvons-nous faire? Pourquoi les gens agissent-ils de la sorte? Pourquoi se drogue-t-on? On a tôt fait de mettre en avant la drogue pour se masquer la réalité des choses : le racisme, la pauvreté… En fait, des mots comme «crack», «smack» ne sont que de faux vaccins que l’on injecte aux Etats-Unis pour lui cacher ses véritables fléaux. Tous les films parlent de drogue. Aucun ne donne de solution au problème.
Justement, pensez-vous que «The King of New York» pose des questions ou donne des réponses?
Je sais que je me suis posé tout un tas de questions en faisant ce film. Sans pour autant trouver les réponses… Personne n’a de réponse, aucun film n’en donne. La grande question est : «à quoi correspond le monde dans lequel nous vivons, pouvons-nous l’aider à être meilleur?» Qu’est-ce qu’un individu peut faire face à tous les maux de la terre? Frank White tente, à sa façon, de venir en aide à son prochain en finançant la construction d’un hôpital. Il déclare même : « Donnez-moi un an et je vais changer le monde.» Qu’il ait raison ou tort n’est pas mon propos. Le fait est que son attitude est positive. Tous .les personnages du film sont à son image. Chacun pourrait affirmer : «Je peux faire la différence!»
Peut-on dire que Frank White est un anti-héros?
Frank WhiteCertainement. Outre le fait que Frank est un trafiquant et un tueur, cet homme a compris que l’argent pouvait résoudre bon nombre de problèmes, comme l’éducation, la recherche médicale et la pauvreté. Finalement, il utilise sa fortune à bon escient.
Pourquoi avoir choisi Christopher Walken pour incarner Frank White?
Je ne l’ai pas choisi. Christopher était le seul capable de jouer ce personnage. Il est tellement spécial. Il a beaucoup apporté à son rôle. C’est un trésor pour le septième art.
Selon vous, un homme tel que Frank peut-il réellement exister?
Il existe sûrement. Il est là, partout dans le monde. Il y a énormément de Frank White sur terre. J’aime à le croire en tout cas.
On voit souvent Frank entouré de très belles femmes. En fait, il ne tombe jamais amoureux…
Si nous avons réduit ses rapports avec la gent féminine à leur plus simple expression, c’est que nous ne pouvions pas faire un film X (rires)! Frank est totalement amoureux. La preuve, il les baise toutes…
Le film est basé sur un contraste entre la violence et la paix. Comment avez-vous partagé votre travail durant le tournage?
J’ai tourné «The King…» dans sa continuité, en respectant la chronologie des événements. Il aurait été impossible de filmer les séquences calmes puis les violentes séparément. Beaucoup trop d’éléments entrent en ligne de compte au dernier moment et bouleversent l’ordre des choses tel qu’on l’a défini avant le tournage.
La musique joue un rôle prépondérant dans le film. Comment l’avez-vous choisie?
J’ai choisi le rap parce que c’est la musique des personnages. Le rap est un trip black, c’est la musique des rues. Pour «The King… ». J’ai fait appel à Joe Delia. Ce musicien est absolument génial. Des gens tueraient pour composer une bande originale. Joe, on essayait de le joindre, et lui s’en foutait!
Combien a coûté le film?
Plus de 5 millions de dollars et moins de 30 ! Moins que «Fear city» et plus que «China girl», deux de mes précédents films.
Que vous ont appris vos films sur l’industrie cinématographique aux Etats-Unis?
Ce que j’apprends, c’est que je ne dois rien attendre d’elle. Je fais partie du cinéma américain, je fais ce que je veux. Je ne vais pas me mettre à pleurer sur le système hollywoodien et ses injustices, ce serait perdre mon temps. Je fais beaucoup plus partie de l’industrie cinématographique que n’importe qui habitant à Beverly Hills.
Je me suis laissé dire que vous alliez mettre en scène la vie du hardeur John Holmes…
Ah ! (rires). Christopher Walken veut que je le fasse. Il a déjà écrit le scénario et meurt d’envie d’interpréter le personnage. Mais j’ignore si ce sera vraiment un film sur. John Holmes ou un film inspiré de son existence. En attendant, je suis prêt à filmer tout ce que Chris voudra…

NG et Accro

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9 janvier 2014 at 14 h 21 minCategory:Divers

Les lieux ressemblent à une usine désaffectée. Entourée de barbelés, nimbée de pénombre, la prison de New York est grise et laide. Une somptueuse Cadillac noire s’est immobilisée à quelques mètres de l’entrée. Impassibles, le visage blanc et buriné, l’air cadavérique, un homme s’avance et s’engouffre dans la voiture. Frank White claque la porte. Le véhicule démarre et s’enfonce lentement dans Manhattan. Il fait nuit. White n’est pas un dealer ni un trafiquant à la petite semaine.
New York
White est ce qu’il convient d’appeler un Monsieur» de la drogue, un grossiste en quelque sorte, la plaque tournante new-yorkaise de dame blanche. White habite au Plaza, est entouré d’une escouade de gardes du corps, s’est entiché de filles sensuelles et de Jumping Jump, son fidèle bras droit (Larry Fishburne, magnifique!). Un conseiller financier à toute épreuve, une belle et redoutable avocate, sans oublier quelques millions de dollars, ont depuis peu rejoint la bande. White and blacks, tout ce petit monde speed à la coke. Un disque de rap tonitruant ramène les protagonistes à des réalités plus douloureuses… White, c’est Christopher Walken. Du sur mesure, un rôle qui lui va comme un gant! Walken, un nom qui résonne comme un coup de glaive. L’acteur possède un itinéraire parsemé de rôles ambigus. Du «Gang Anderson» à «Homeboy», en passant par «Voyage au bout de l’enfer», «Dead zone» et l’excellent «Comme un chien enragé» (se reporter à la vidéographie), Christopher joue toujours le même air, «Walken the wild side». Pour le cinéma, il n’est jamais un parfait «gentil» ni un complet «méchant». Sa filmographie est un champ de bataille où traînent encore les cadavres exquis de rôles sanguinaires entes séquelles imaginaires de batailles livrées en 35 mm. Pour Abel Ferrara, le réalisateur de «The king of New York», «seul Walken pouvait endosser le costume de Frank» (lire interview par ailleurs), «aucun autre choix n’était envisageable.» Nul doute, l’acteur fait mouche dans la peau de son personnage. Avec son teint livide, ses yeux perdus dans le néant, sa démarche somnambulique et son inséparable halo de mystère, White est un truand modèle.

Il a l’intelligence d’un Arsène Lupin, le savoir-faire d’un Houdini et les méthodes d’un Clyde Barrow en plus. White n’a pas de pitié. En revanche, il possède suffisamment de sensibilité pour vouloir s’offrir un acte de contrition en finançant un hôpital du Bronx menacé de fermeture. Coût : 16 millions de dollars. «Que l’on me donne un ou deux ans et je ferai des choses superbes ». Déclare-t-il un soir de détresse à son avocate. On le croit sur parole. À travers White, c’est Ferrara qui parle. Dans son film bleu nuit, Le metteur en scène ne se contente pas de mettre en exergue les problèmes de la drogue aux Etats-Unis. Le portrait ciselé qu’il fait de son trafiquant n’est qu’un prétexte pour dénoncer d’autres fléaux. Peut-être plus ravageurs et désastreux encore que la coke ou le héros : le racisme, les ghettos, les difficultés rencontrées par l’éducation de son pays. Ferrara, fils d’immigrés italiens, a toujours vécu à New York. Son monde n’est pas le World Trade Center ni Broadway, mais bel et bien le Bronx et Harlem : la rue et la nuit. « The King of New York »n’est pas un film de plus sur la drogue et ses sévices, encore moins un « Scarface2 ».

World Trade CenterFrank White est certes un visionnaire souhaitant gouverner l’utopie, un homme dont le regard chimérique se pose sur un monde qu’il souhaiterait meilleur. Au-delà de ses espoirs illusoires et romanesques se dessine un type endurci parce qu’ayant passé la moitié de son existence « à l’ombre », mais surtout un homme au cœur de velours. Qu’il fasse descentes meurtrières dans Chinatown pour y éliminer ses concurrents, qu’il fricote avec les huiles new-yorkaises ou qu’il ne s’attache à aucune femme en particulier ne sont pour lui que les tenants et aboutissants de la compagne qu’il mène à l’encontre de la société et de ses doutes. White a deux visages. C’est un tueur et un séducteur qui désire inconsciemment s’amender, obtenir la rédemption de ses péché en donnant au plus démuni. Voudrait-il se donner bonne conscience ? Lorsque trois loubards tentent de lui soutirer son porte-feuille dans le métro, il ne les abat pas, ne tente pas de les raisonner. White leur montre seulement qu’il est armé, sort une lias de billet vert dans sa poche, la leur donne en pâture et leur propose de passer le voir pour du travail… Simple et efficace. White est capable de cette charité froide qu’on nomme l’altruisme. Sa gueule de cadavre en cavale ne trahit aucun sentiment. C’est quelqu’un de l’intérieur. Il agit par instinct, comme une bête sauvage, incontrôlée lâchée dans la jungle new-yorkaise, son royaume. Autour de Walken gravitent des personnages énigmatiques et emblématiques, tous mis en orbite par un monde qui les rejette et les renie. Ce sont des blacks pour la plupart.

Il y a surtout un Larry Fishburne exceptionnel. Cet acteur, retrouvé à Deauville dans « Cadence » (inédit), de Martin Sheen, incarne un déjanté magnifique, une sorte de compromis entre la hyène et le chacal, un gentil taré et un méchant génie. AJOUTANT Bishop (Victor Argo), un flic qui a juré de remettre White derrière les barreaux avec tous les moyens que lui fournis la justice, c’est-à-dire pas grand-chose .Ses collègues, eux, ont décidé de bafouer les règles du parfait petit flic et d’avoir la peau du trafiquant, mort de préférence. Et Ferrara de nous offrir une course poursuite sanglante en Cadillac-stock-car dans les rues de Manhattan. Enfin, White ne se sépare jamais des femmes, une poigné de créature de rêve, qui, visiblement ne sont là que pour sniffer et apporter un tant soit peu d’érotisme dans la noirceur ferrarienne. « The king of New-York » est certainement le film le plus abouti d’Abel Ferrara (“ Cat Chaser”, “china Girl”, “New-York 2 heures du matin”, « l’ange de la vengeance »…)

Noir et Bleu, romantique et choc, le royaume qu’il nous dépeint sent la fumée et le mauvais alcool. Et le pays qui est le sien « dépense 100 millions de dollars pour shooter » Les films de Ferrara ne sont fréquentés en France que par quelques initiés qui discernent en leur réalisateur le légataire universel de William Friedkin. Sans vraiment se tromper.

Les vidéo clubs en France

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9 janvier 2014 at 14 h 18 minCategory:High-tech

Après un rapide état des lieux, qui permet de recenser l’existence de 2000 magasins pratiquant la location, 1000 vidéoclubs considérés comme des clients réguliers, et qui ont en moyenne un chiffre d’affaires variant de 80000 à 120000 francs par mois. Yves Saint- Martin décrit en détail le changement d’état d’esprit du consommateur. « Jusqu’en 1984-1985, les vidéophiles étaient des grands consommateurs d’images. L’arrivé de canal + à représenter un grand choc plus psychologique que concret. Mais c’est surtout en Mars 1986, la création de la 5 et de M6 qui a provoqué une baisse d’au moins 30% de la fréquentation des vidéoclubs. Depuis cette date, les gens ne bouffent plus de l’image vidéo, mais consomment avec modération des images de qualités qu’ils ne trouvent pas dans la télévision. Aujourd’hui, le parc de magnétoscopes est d’environ dix millions d’appareils, et si nos clients louent moins, ils sont de toute façon plus nombreux. En moyenne un client dépense entre 600 et 1000 francs par an en location vidéo, mais est plus sensible au temps qu’il fait ou à la crise dans le Golfe. »
video futur
Autant de réflexions confirmées par celles de Jean Pierre Warnke- Dhérines : « Si nous avons vécu la multiplications des chaînes comme traumatismes, le problème de fond est réglé et le marché est reparti sur un bon rythme. Ce n’est pas le cas de marchés énormes comme ceux de l’Angleterre, de l’Allemagne et, à un degré moindre, de l’Espagne, qui prennent aujourd’hui de plein fouet l’apparition de nouvelles chaînes. Les résultats de l’Angleterre par exemple ont chuté de 40 % par rapport à l’an dernier, essentiellement à cause du boom de la réception satellite.» En France, nous avons donc essuyé les plâtres avant tout le monde et la clientèle fréquente de nouveau les vidéoclubs avec, de surcroît, l’arrivée massive, depuis deux ans, de la génération des dix-huit/vingt-cinq ans qui est née (ou presque) avec le média vidéo. Philippe Fakhreddine aborde alors le problème de la distribution et la difficulté que peuvent avoir les vidéoclubs à rentabiliser des investissements lourds. Le chœur des éditeurs donne des éléments de réponses à cet aspect «technique». Henri Lénique : « Les vidéoclubs ont un comportement d’adulte et n’achètent pas les titres vendus trop cher.» Alain Carradore : «En dix ans, personne n’a trouvé le moyen d’adapter ses prix à la grosseur variable des vidéoclubs pour leur permettre d’avoir assez d’exemplaires de chaque titre.» Jean-Pierre Warnke-Dhérines : «Nos études ont permis de constater que le prix n’influait pas sur la quantité de cassettes achetées. Si les 2 000 vidéoclubs de France s’engagent par écrit à acheter plus si je baisse mes prix, je m’exécute immédiatement.» Philippe Fakhreddine élargit le débat en proposant une solution : « Depuis l’avènement du Marché de la vente, les éditeurs ont deux moyens d’amortir leurs produits. Pourquoi ne pas baisser les tarifs des cassettes pour les vidéoclubs afin de les dynamiser et de rentabiliser encore mieux avec la vente?» Fervents lecteurs de Vidéo 7, vous savez depuis longtemps que la vidéo est le seul média qui bénéficie de deux marchés parallèles, la location en vidéoclubs d’une part et la vente en grandes surfaces et dans certains vidéoclubs ou magasins vidéo d’autre part. C’est en fait ce concept de location qui a toujours eu et a toujours du mal à passer dans les mentalités françaises. Ce qui permet à Alain Carradore de répondre à Philippe Fakhreddine : «Nous avons besoin des deux marchés pour rentabiliser l’achat des films en tant qu’éditeurs indépendants.» Et Jean-Pierre Warnke-Dhérines de confirmer : «Pour une major compagnie comme CIC, le problème est quasiment le même dans la mesure où nous devons faire remonter le plus d’argent possible dans tous les créneaux d’exploitation (cinéma, vidéo location, vidéo vente, Canal + et autres chaînes dans l’ordre, NDLR) pour pouvoir produire de nouveaux films qui coûtent très cher.» Yves Saint-Martin regrette tout de même que les éditeurs ne fassent pas plus de promotion, et surtout par l’intermédiaire de la télévision, sur les films qui sortent en cassettes à la location.

Henri Lénique et Jean-Pierre Warnke-Dhérines estiment qu’il faudrait une vraie «collective» de la profession pour investir sur le thème : «louez des cassettes vidéo», un slogan proche de ceux employés dans d’autres corporations plus soudées. Dans cette optique, Alain Carradore donne un argument de poids : «Nous avons vendu 4 500 cassettes de « L’union sacrée » aux vidéoclubs. En moyenne, chaque cassette a été louée cent fois, ce qui représente près de 450 000 foyers touchés. Nous avons effectué, quelques mois plus tard, 40 000 ventes du même film. Faites la différence. S’il est difficile de comparer les deux marchés, on peut penser qu’il serait intéressant d’investir plus dans la promotion des titres à la location.» Une réflexion pertinente de Philippe Souplet : «Les éditeurs ont essentiellement communiqué ses dernières années, et surtout depuis un an à la télévision, sur les films à la vente. Ils ont donc fait croire au grand public que la cassette était uniquement un produit vendu, oubliant l’énorme marché que représente la location.» «En résumé, nous faisons la promotion d’un produit à la vente alors que nous faisons la promotion d’un concept pour la location. Et il est beaucoup plus difficile de faire passer un concept qu’un produit dans notre pays, peu habitué à la consommation locative», renchérit Jean-Pierre Warnke-Dhérines. Yves Saint-Martin propose alors une pratique simple qui pourrait avoir de belles retombées. «Si les éditeurs pouvaient, au début de chaque cassette, mettre un rappel de leur catalogue de nouveautés à la location, cela aiderait sûrement ceux que l’on appelle désormais des magasins vidéo plus que des vidéoclubs, cette dernière appellation n’ayant pas les suffrages des médias, des financiers et surtout de la clientèle.» Cette dernière réflexion suscite déjà une idée pour un débat à venir. Mais d’autres questions se posent. Que sera le marché de la vidéo dans dix ans? Quelle forme auront les magasins vidéo dans l’avenir?

L’arrivée du laserdisc va-t-elle bouleverser l’ordonnancement d’un marché désormais stabilisé ? Que représente le marché du X? Comment va évoluer la législation avec l’Europe de 1992? Autant de questions, et bien d’autres, auxquelles nous essaierons de répondre avec de nouveaux invités dans les mois à venir.