Home > Divers > Les rues de feu

Les rues de feu

14 novembre 2014 Pas de commentaire

Les rues de feuRock, motards et justicier solitaire… Une chanteuse de rock est enlevée par des loubards. Son ex-petit ami, Tom Cody, de retour d’un long voyage, la sort de leurs griffes. Il y a du cliché dans l’air. Michael Paré, solitaire et taciturne, sort d’un western pour affronter en un duel implacable les méchants de service. Il y a de l’Ange sauvage années 60 dans ce chef de bande gominé, tout de noir caoutchouté et cuiré, interprété avec truculence et sadisme par Willem Dafoe. Il y a enfin de l’Hollywood dans ces longs baisers sous la pluie, dans ces bars-impasses où traîne la nostalgie et dans ces rues new-yorkaises nocturnes, mais griffées par les néons. Walter Hill, sur sa lancée des « Guerriers de la nuit », a créé un opéra rock-apocalypse. Comme tous ses petits copains-nouveaux génies du cinéma spectacle, il s’est créé tout un monde en référence aux mythes et clichés de sa propre jeunesse et de sa propre culture (populaire !). D’ailleurs, il en résulte un superbe livre d’images, très mode mais efficace.

La petite fille au tambour

La petite fille au tambourJohn Le Carré est le plus important et le plus connu des auteurs de romans d’espionnage actuels. Après «L’homme qui venait du froid» et «La taupe», il a signé «La petite fille au tambour», qui jette une lumière crue sur les dessous du conflit israélo-palestinien. S’il a constamment montré que l’affrontement des services secrets n’a rien d’héroïque, en tissant des intrigues aussi sordides que désespérantes sur ces guerres froides clandestines et sans merci, il franchit ici un nouveau degré dans l’escalade de l’écœurement et de la cruauté. En quelques images, l’ouverture du film nous plonge en effet dans l’actualité la plus brûlante, celle du terrorisme. Fidèle au roman, l’adaptation cinématographique que nous propose George Roy Hill est dominée par Diane Keaton, dans le rôle d’une comédienne britannique sympathisante de la cause palestinienne qui va être impliquée dans une machination dont les organisateurs utilisent cyniquement ses sentiments et son talent. Sensible, affectivement perturbée, elle est pour eux un cobaye de choix ! N’en disons pas davantage pour ne rien déflorer. Sachez seulement que, dans ce rôle (doublement) difficile, Diane Keaton confirme un talent très sûr. Auprès d’elle, Klaus Kinski et Sami Frey incarnent ces forces ennemies qui, acharnées à se détruire, portent surtout un coup mortel à tout vestige d’idéalisme.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>