Le roi est mort

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12 octobre 2014 at 8 h 36 minCategory:Divers

«Salomon et la reine de Saba», «Le roi et moi», «L’ombre d’un géant», «New York ne répond plus» et Yul Brynner est mort d’un cancer à l’âge de 65 ans. Né en 1920 dans l’île Sakhaline, Yul Brynner débute au cinéma dans les années cinquante. Auparavant, il s’était distingué dans le monde du cirque en tant que trapéziste. Un accident l’oblige à abandonner cette carrière, et Yul Brynner se tourne vers la comédie. Le théâtre d’abord, puis le cinéma. Son look de Tartare chauve lui permet d’assurer nombre rôles d’aventuriers. Acteur de cinéma, son grand succès reste la comédie musicale «Le roi et moi» qui est à l’affiche de Broadway pendant quatre ans avant d’être portée à l’écran par Walter Lang en 1956. Ce rôle du «Roi et moi», il l’a interprété quatre mille vingt cinq fois ! Un record absolu. A tel point qu’il avouera lui-même se prendre volontiers pour un roi. Mais il en a le cœur et la générosité. Il a déjà deux enfants lorsqu’il adopte en 1961 deux petites Vietnamiennes. Nommé au Haut Commissariat pour les réfugiés de l’Onu, il donne de son temps et de sa fortune à ceux qui en ont le plus besoin. Si l’on retient la prestation de Yul Brynner dans «Le roi et moi», il ne faut pas oublier que Yul Brynner a participé à nombre de films qui ont marqué leur époque comme «Les sept mercenaires» de John Sturges (1960), «Les dix commandements» de Cecil B. de Mille (1956), «New York ne répond plus» de Robert Clouse (1974) et même «Le testament d’Orphée» de Jean Cocteau (1960). Rêveries d’une promeneuse solitaire. Nathalie Baye a deux amours, deux villes où elle aime déambuler au gré de sa curiosité : Paris et New York. Coups de chance, Nathalie Baye a eu l’une et l’autre de ces deux mégalopoles comme partenaires au cinéma. «Rive droite, rive gauche» de Philippe Labro pour Paris, il y a un an ou deux. Et le tout nouveau «Lune de miel» de Patrick Jamain où elle est une jeune Française perdue dans la Grande Pomme, avec un mari très inquiétant à ses trousses. «Je connais bien Paris comme une Parisienne et je connais bien New York comme une étrangère qui a mis un point d’honneur à découvrir une ville qui l’a séduite. J’ai connu New York à diverses étapes importantes de ma vie, chaque fois dans des conditions différentes. J’y ai même travaillé. La première fois que j’y ai vécu, j’avais 17 ans et demi et j’étais venue suivre des cours de danse. J’avais très peu d’argent, je faisais la baby Sitter le matin ou le soir et, l’après-midi, je travaillais. J’ai trouvé des petits boulots de danseuse, quelquefois en tournées, mais comme je n’avais pas de visa de travail, j’ai dû rentrer en France. J’étais persuadée que j’allais revenir très vite, mais ça s’est passé autrement. J’ai commencé professionnellement la danse en France, j’ai fait également des tournées, qui me plaisaient moyennement, et j’ai eu envie d’aller voir du côté des cours d’art dramatique. New York est une ville stimulante. Y tourner un film a été une formidable expérience pour moi. La ville est tellement ciné génique et photogénique que, rien qu’en s’y promenant, on a déjà l’impression de faire du cinéma. C’est pourtant très difficile de tourner dans les rues de New York. Pour «Lune de miel», on a dû voler des plans en cachant la caméra, surtout la nuit du côté de la 42. Rue, entre deux heures et quatre heures du matin. Le climat était très angoissant». Nathalie, par expérience, connaissait parfaitement la situation d’étrangère de l’héroïne de «Lune de miel». Cécile Carline, son personnage, arrive à New York en touriste gourmande de statue de la Liberté et d’Empire State building. Mais, son fiancé (interprété par Richard Berry) s’étant fait prendre en passant de la drogue, son séjour tourne rapidement à l’enfer. Pour rester aux Etats-Unis avec lui, alors que son visa expire et n’est pas renouvelé, elle décide de faire un mariage blanc avec un Américain (interprété par John O’Shea). Mais le mari, qui devrait rester anonyme et lointain, commence à devenir de plus en plus pressant et même menaçant… «A 17 ans et demi, on ne perçoit pas les dangers de New York. Je prenais le métro tard et je me baladais dans un tas de lieux où, aujourd’hui, je vais avec plus de prudence. New York, c’est le danger, mais c’est aussi la liberté et le dépaysement. Lorsque Cécile se promène avec Zack, son mari, elle est heureuse et insouciante mais, pourtant, il y a une angoisse sous-jacente. J’aime « Lune de miel » pour des séquences comme celle-là, pour l’authenticité d’atmosphère de cette histoire et également parce que j’ai connu la solitude de cette fille». Bien que née à Mainneville, une belle journée de juillet 1948, Nathalie Baye a passé son enfance à Paris. «J’ai beaucoup déménagé, j’ai habité des tas de quartiers différents, la rive gauche, puis la rive droite et aussi Montmartre. Les gens de cinéma se cantonnent aux Champs-Elysées, qui sont très beaux. Mais il y a d’autres lieux, plus populaires et aussi séduisants. Philippe Labro, lui, avait décidé de faire un film très  » téléphones blancs » et beaux quartiers. Il trouvait que l’on montrait trop, ces temps-ci, les zones glauques et les coins un peu sordides». Entre Paris (où elle tourna son premier film avec un Américain : «Brève rencontre à Paris» (Two people) de Robert Wise en 1972) et New York (où se situe «Lune de miel» réalisé par un Français), la carrière de Nathalie Baye semble s’être épanouie sous le signe du paradoxe et du coup de cœur. Elle s’est appliquée à travailler autant avec d’attachants cinéastes-auteurs qu’avec d’efficaces réalisateurs plus ouvertement commerciaux. Bertrand Blier d’un côté et Labro de l’autre, Godard avant Patrick Jamain, Goretta et Truffaut face à Robin Davis, etc. «Mais tous les metteurs en scène sont un peu des auteurs ! Je n’aime pas cette discrimination. Je ne la fais pas. Ce sont les individus qui m’intéressent, pas le fait qu’ils soient reconnus comme des auteurs avec un grand A ! Je n’ai pas de politique de carrière, je ne fonctionne que sur le désir. Un film comme «L’ombre rouge» de Jean-Louis Comolli, j’ai eu envie de le faire pour son sujet, son réalisateur, mes partenaires. C’était une envie du moment. Un rôle, c’est un peu une histoire d’amour. On ne va pas avec un monsieur parce que, financièrement, ça peut vous rapporter quelque chose. Pas moi, en tout cas. Pour «Notre histoire» de Bertrand Blier, le scénario était encore à l’écriture, mais je me suis engagée parce que l’histoire me séduisait et que j’avais envie de faire un film avec lui et Delon. Mais pas dans le style des films qu’Alain faisait ces derniers temps. Delon a un bagage de films prestigieux et très divers. Et le fait qu’il ait envie de revenir vers un autre cinéma me séduisait. Bertrand Blier, c’est la dérision désespérée et l’humour forcené. Il m’a donné mes plus beaux dialogues de cinéma. Je compare toujours «Notre histoire» à un grand vin. Il était trop jeune quand on l’a dégusté, mais dans cinq ou six ans, le film s’imposera, malgré ses petits défauts scénaristiques. J’adore son texte. Car, dans beaucoup de films, côté dialogues, c’est pas la joie. J’ai vraiment envie de revenir au théâtre. Je n’y ai pas joué depuis « Les trois sœurs » au Théâtre de la Ville, en 1978. Je lis des choses, je cherche ». Sans politique de carrière, Nathalie Baye a tout de même à son tableau de chasse des réalisateurs aussi prestigieux que Truffaut, Godard, Blier, Tavernier, Goretta ou Pialat. Alors qu’elle est encore toute débutante, Truffaut lui confie le rôle de Joëlle, l’indispensable script, dans « La nuit américaine ». En 1976, il fait à nouveau appel à elle pour le rôle de la cousine de Béziers, mais aussi pour la voix au téléphone, anonyme et nocturne, dans «L’homme qui aimait les femmes». Puis, ensemble sur l’écran, ils interprètent «La chambre verte». Une belle complicité !  «Truffaut, c’est la précision et la clarté, l’humour et la tendresse. Toujours un peu de recul… Je ne lis jamais un scénario sans penser à lui. Chaque fois que j’ai tourné avec lui, il avait besoin de me dire le pourquoi des choses. Il avait peur que le public ne comprenne pas. Il m’a appris, sans en avoir l’air, à lire une histoire. François avait un côté horloger, mécanique de précision. C’était une fête de tourner avec lui. Imaginez ce que ça a été, pour une toute jeune comédienne, de se retrouver sur le plateau de «La nuit américaine». Un film sur le cinéma. Avec Truffaut. Dans les studios de la Victorine. Avec des acteurs comme ceux du film… C’est un des grands souvenirs de ma vie. Godard, lui, m’a appris la disponibilité. C’est le contraire de l’improvisation. Il fait absolument tout ce qu’il veut, mais tout est précis. Il essaye de vous mettre à nu. Je n’ai jamais été filmée en gros plans aussi physiques que dans «Sauve qui peut (la vie)» et «Détective». Godard, c’est la folie, la vraie folie. Le côté intellectuel, je ne comprends pas. Je ne cherche pas à comprendre. C’est d’ailleurs très amusant de voir que ceux qui interviewent Godard sont dix fois plus compliqués que lui. C’est un voyou et un roublard de première, mais c’est un immense artiste ! Tavernier, avec qui j’ai tourné «Une semaine de vacances», a un authentique sens du spectacle. J’ai régulièrement envie de travailler avec lui. Il y a beaucoup de tendresse dans ses films. C’est un gourmand. Il aime les acteurs, les caillettes et les gâteaux au chocolat, les histoires et les anecdotes. C’est merveilleux les gens gourmands parce qu’il sont curieux. Ils veulent vous connaître et profiter au maximum du moment qu’ils partagent avec vous. Quant à Goretta et «La provinciale»… (elle sourit en silence). Pialat, avec qui j’ai tourné «La gueule ouverte» que cinq spectateurs ont du voir (j’exagère à peine), c’est un écorché vif. Une autre forme de folie. Il arrive à faire sortir les choses les plus hallucinantes de ses acteurs. Il a un extraordinaire sens de l’authenticité. Bob Swaim est très insolent avec ses acteurs, mais dans le bon sens. On rêve d’un succès comme «La balance», mais on ne s’y attend pas». Pour Nathalie Baye, le succès n’est pas venu en un jour. Elle ne s’est pas réveillée un beau matin avec son diplôme de star-tête d’affiche. «Il y a eu plusieurs étapes. D’abord «Une semaine de vacances», puis «Martin Guerre» et «La balance». «J’ai épousé une ombre» a confirmé les choses». Et puis il y a eu son mariage avec Johnny Hallyday, qui l’a fait momentanément glisser de la page spectacle à la page «people». Devenir une héroïne pour feuilles de choux spécialisées dans l’indiscrétion et le scandale n’est pas tous les jours facile. «Je me sens profondément actrice et je vis bien mon métier, ça me permet de prendre du recul par rapport à tout cela. Mais cette presse mensongère, personne ne peut vraiment l’ignorer et la supporter. Johnny la vit mal, je la vis mal. On sait qu’il y a des choses par lesquelles il faut passer quand on est un personnage public. A la naissance de l’enfant, on fait l’inénarrable photo «parents-bébé» et puis on n’en parle plus. Mais savoir que des journalistes racontent n’importe quoi sur vous et que les gens le croient, savoir qu’on est constamment piégé au téléobjectif, c’est insupportable. Vu de l’extérieur, ça n’a pas l’air grave, mais pourtant… Alors on se défend comme on peut, on fait des procès et on les gagne presque toujours. Mais c’est dérisoire ! » Quand on rencontre Nathalie Baye, on est touché par son sourire, sa gentillesse, sa fragilité même. Il y a de la générosité dans ses yeux, elle s’intéresse à son interlocuteur. Nathalie semble avoir le profil type du Cancer : enthousiasme, sensibilité, imagination. «Je préfère la gentillesse. La vraie gentillesse, comme l’élégance de comportement, ça existe très peu. On peut beaucoup obtenir par la gentillesse et le sens de l’humour». Mais cela n’a pas empêché Nathalie Baye de se livrer aux griffes de cinéastes qui ont la réputation de bousculer leurs acteurs. «Si des réalisateurs ont besoin de vous agresser pour déboucher sur quelque chose de plus fort, s’ils pensent obtenir plus de moi ainsi.., qu’ils le fassent ! Après, si ça donne des résultats, je leur en suis reconnaissante. Un tournage est fait de moments délicieux et tendres, mais aussi de moments tendus et violents. C’est une aventure comme je les aime. Mais, attention, moi aussi je sais me mettre en colère ! Que Godard ou Pialat ne soient pas faciles, ça fait un peu partie de leur légende. C’est douloureux, aussi, de mettre un film en scène. En tant que comédienne, je considère que je prends un bateau ou que je ne le prends pas. A partir du moment où je suis dans un film, je vais jusqu’au bout. Je sens qu’il faut donner ! Jusqu’à présent, je ne regrette rien. Les regrets sont encombrants et amènent l’amertume. En revanche, j’essaye d’avoir des passages-à vide. La vie va vite et les moments de «recharge» sont nécessaires. J’ai eu des périodes de tournages successifs, mais aussi de longs passages sans film. Entre «J’ai épousé une ombre» et «Lune de miel», il y a plus d’un an de silence. J’ai été maman et j’ai voulu en profiter. J’ai terminé «Lune de miel» en juin dernier et j’ai tout refusé depuis parce que j’attends un vrai coup de cœur.

A vos caméras !

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20 septembre 2014 at 8 h 32 minCategory:Divers

camérasCréés en 1982, les grands prix vidéo amateurs de la ville de Paris et du Festival international son et image vidéo devraient atteindre en 1986 leur rythme de croisière. Sur le thème «Paris en fête», pour celui de la ville de Paris, et sur un thème libre, au choix des candidats, pour celui du Festival du son, ces deux grands prix sont richement dotés : Ville de Paris : 1 er prix : 10 000 francs. 2. prix : un magnétoscope. 3. prix : un téléviseur couleur. Festival du son : l’ prix : un magnétoscope et un téléviseur. 2. prix : un magnétoscope. 3. prix : un téléviseur couleur. Les œuvres présentées peuvent être réalisées en Secam ou en Pal, en VHS, Bétamax ou V 2000 (1/2 pouce ou U-Matic) et doivent être adressées impérativement avant le 31 décembre au Giel, 11, rue Hamelin, 75783 Paris Cedex 16 (tél. : 45.05.14.17). Les œuvres reçues lors de la dernière édition ayant été d’une très grande qualité, les organisateurs du Festival du son et image vidéo ont décidé de projeter pendant toute la durée de la prochaine manifestation (16 au 23 mars 1986) les œuvres primées. Bien entendu, les gagnants seront conviés à une grande remise des prix en présence de nombreux professionnels et journalistes de l’audiovisuel. Dépêchez-vous, il ne vous reste plus qu’un mois pour prendre votre caméra vidéo, à titre personnel ou e-groupe, et expédier votre réalisation. Bonne chance.

Good evening, this is…

Orson Welles. On aura tout dit ou presque de ce «last tycoon». Trop fort pour Hollywood, trop génial, trop provocateur. Il ‘n’est pas sûr qu’au long de sa vie, Orson Welles ait trouvé des interlocuteurs à sa portée. C’est peut-être la seule faiblesse du géant : n’avoir pas su se faire entendre. Né en 1915 dans le Wisconsin, il est entré dans la légende dès l’âge de 2 ans… On lui attribue des mots d’auteur dès cet âge, on prétend qu’il lisait Shakespeare dans le texte à 6 ans. Doué, surdoué, il se passionne pour le théâtre, monte sa propre troupe de théâtre à l’âge de 18 ans, le Mercury théâtre, avant de se retrouver chroniqueur à la radio. Il a 20 ans lorsqu’il met en scène en direct à la radio le débarquement des Martiens sur terre, provoquant une panique indescriptible à New York, le 30 octobre 1938. Peu après, c’est «Citizen Kane» : «le» film. Kane est une transposition de la vie du magnat de la presse (one more tycoon !) Randolph Hearst, c’est surtout l’occasion pour Orson Welles de réaliser un pur chef-d’œuvre. Il a 22 ans. Suivent d’autres films, plus classiques. En 1943, Welles se marie avec Rita Hayworth. Un conte de fées qui se termine sur «La dame de Shangaï», cadeau de rupture de Welles à Rita dont il change le look et qu’il fait mourir comme une chienne… Le public américain ne le pardonnera pas à Welles. Suivront d’autres réalisations, difficiles. Il est plus facile de naître petit que grand. Orson Welles finira sa vie en enregistrant des spots TV et en assurant l’animation de shows à Las Vegas. Il finit sa carrière comme d’autres l’ont commencée. Incontournable Welles. Sa vie est aussi faite de mystères, et son plus grand plaisir ayant consisté à raconter n’importe quoi aux biographes, on n’est pas près d’avoir fait le tour du personnage. A moins peut-être de voir et revoir ses films.

Grand frisson chez Veyrier

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9 septembre 2014 at 8 h 23 minCategory:Divers

Le cinéma fantastique et ses mythologies, c’est un ouvrage de Gérard Lenne (un de nos brillants collaborateurs) qui fait référence. Déjà publié en 1970, il fait aujourd’hui l’objet d’une réédition chez Veyrier. Quinze ans après, Gérard Lenne a tenu à enrichir son livre de réflexions et d’annotations sur un cinéma qui a sensiblement évolué de 1970 à 1985. Mieux qu’un simple album d’images, par ailleurs de très grande qualité, l’auteur nous propose une véritable étude du phénomène fantastique et ses rapports avec les grands événements qui ont marqué notre époque. Répétons-le, le cinéma fantastique et ses mythologies 1895 — 1970 (240 francs), est un ouvrage de référence, bien documenté, que les cinéphiles… et les autres apprécieront.,

Fuller au Centre Pompidou

Centre PompidouLe célèbre metteur en scène Samuel Fuller sera le vendredi 13 décembre au Centre Georges Pompidou à l’occasion de la sortie du livre qui lui est consacré, aux Editions Veyrier, par Olivier Amiel. Sont prévues des projections de «Nakedkiss» à 14 h et «Shoc.k corridor» à 16 h, salle Jean Renoir, ainsi qu’une rencontre-débat avec Samuel Fuller.

Accord Philips-Du Pont

Deux géants des nouvelles technologies, Philips et Du Pont de Nemours, se sont alliés dans le domaine des disques à lecture laser destinés aux platines audio et vidéo et à l’informatique. Cet accord verra la création d’une société commune devant réaliser un chiffre d’affaires de un milliard de dollars en 1980.

GHm fête son numéro 50

C’est aux douze coups de minuit que, le 7 novembre dernier, GHm a fêté officiellement la sortie de son numéro 50 dans le cadre du prestigieux club «Chez Castel». En présence de 200 invités du cinéma, des médias et bien entendu de la vidéo (éditeurs, distributeurs, grossistes, syndicats, organisateurs de salons), l’équipe de GHm a célébré l’aboutissement de quatre ans et demi de travail pour parvenir, avec l’aide de la profession toute entière, au top niveau de la presse vidéo. Ce ne sont pas nos 1 242 000 lecteurs (audience Cesp 1985) qui diront le contraire. Pour continuer dans l’«auto-publicité», rappelons que vous êtes près de 150 000 à nous faire confiance chaque mois, que vous appréciez nos efforts pour couvrir toutes les manifestations vidéo et cinéma, que vous vous délectez de nos concours, nos interviews, notre sélection K7, nos bancs d’essai, nos reportages exclusifs et nos nombreuses rubriques. Cela dit, si ce succès s’est construit grâce à vous, amis lecteurs, il n’a pu se faire sans le soutien de nombreux professionnels, tous présents autour d’un somptueux gâteau le 7 novembre dernier. Rendez-vous a déjà été pris avec tous nos amis pour fêter le numéro 100…

Warner passe à la vente

WarnerC’est fait. L’un des derniers éditeurs à pratiquer la location, la société Warner Home Vidéo, propose désormais tous ses prestigieux titres à la vente. De Rocky à Mad Max, en passant par James Bond ou l’inspecteur Harry, tous les héros du cinéma actuel pourront désormais faire partie de votre vidéothèque. En effet, les vidéoclubs ont la possibilité de racheter les cassettes, qu’ils exploitaient jusqu’à maintenant, par un contrat de location et acheter désormais 28 titres anciens plus les 5 nouveautés de décembre, dont le fameux «Gremlins». Cette nouvelle stratégie correspond avec l’arrivée de Daniel Grunberg au poste de PDG de Warner Home Vidéo. Les films sont proposés à des prix variant de 190 à 790 francs HT aux vidéoclubs qui peuvent les vendre librement, après avoir ajouté leur marge bénéficiaire, à leur clientèle. Bonne nouvelle, non ?

Initiation à la voile

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19 août 2014 at 8 h 22 minCategory:Divers

La société SCS Images propose «Initiation à la voile sur croiseur en Méditerranée», un programme de 54 minutes très pédagogique qui nous livre les bases de la navigation en mer. Il est vendu 499 francs TTC (port compris) et est disponible chez SCS Images, 3, rue Malbousquet, 98000 Monaco, tél.93.25. 13.03. Est en préparation une deuxième cassette sur la sécurité, sur la sortie et la rentrée au port ainsi que sur des allures plus poussées.

Accidents en tous genres

Dragsters, 4 x 4, side-car, cross, course de poids-lourds, cascades et surtout Formule 1 sont au rendez-vous de Mad Motors, un film à sensations édité et distribué par Alpa Films et Vidéo. Ce qui nous est proposé n’est pas seulement un reportage sur différentes courses automobiles, mais une sélection des accidents les plus spectaculaires des années folles à nos jours, dépouillée de tous commentaires. Du jamais vu. Pour vous procurer ce superbe document, il vous suffit de contacter Alpa Films et Vidéo, 19, rue de la Glacière, 75013 Paris. Tél. : 43.36.88.50

L’âge d’or du rock &folk

Jacques Barsamian, programmateur-animateur à Radio Monte-Carlo, et François Jouffa, adjoint à la direction de France Inter chargé des programmes de FIP et France Inter régions, nous proposent «L’âge d’or du rock & folk». Du twist aux groupes hippies, en passant par le surf, le psychédélisme, les garages-bands, le bubble-gum, le folk-rock et toutes la pop music américaine des sixties, cet ouvrage de 256 pages (390 photos) est le dernier fleuron d’une collection unique en son genre et qui compte déjà des best-sellers tels que «L’âge d’or du rock and roll», «L’âge d’or de la pop music» et «L’âge d’or du yéyé». Livre de souvenirs, livre d’images, livre de musique et d’histoire, «L’âge d’or du rock & folk» est un grand bol de nostalgie vendu 230 francs dans les bonnes librairies (Editions Ramsay).

Hors série GHm -Brandt

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10 août 2014 at 8 h 20 minCategory:Divers

Si ce n’est déjà fait, il vous faut vous procurer d’urgence le hors série GHm – Brandt, disponible dans tous les kiosques et les librairies. Rappelons qu’au sommaire on trouve tout sur la vidéo en Europe, les champions du box-office, un dossier sur les droits de suite des comédiens, un banc d’essai des cassettes vierges, les standards TV de demain et une sélection de 1530 meilleurs films qui existent en vidéo. Pour trente francs, vous possèderez le must des guides de la vidéo. C’est aussi un cadeau très sympathique pour cette fin d’année. Alors, plus d’hésitation…

Record de tubes

CDLe Disque des records c’est 28 succès français, italiens et anglo-saxons réunis par Paul Lederman et réalisé avec la collaboration d’Europe 1 et Hit FM. 115 minutes (record de durée) de tubes non stop (Al Corley, Tarzan Boy, Marc Lavoine, Murray Head, etc.) dans un double album vendu à partir de 118 francs (84 francs le simple) dans les magasins spécialisés et les grandes surfaces. Un excellent cadeau pour Noël.

La vierge haute performance

JVC, inventeur du VHS, ne cesse d’innover et de perfectionner son standard. Ainsi est commercialisé un nouveau type de cassettes vierges : la Dynarec pro (conçue pour le matériel VHS pro comme son nom l’indique), la Dynarec Super hifi, Super HG, HG et HR. Tous ces produits, mis au point après une série de tests draconiens, séduiront tous les vidéo-maniaques.

Promotion in the rock

Spectacles Diffusion et CIC-3M mettent à la disposition des vidéoclubs un nouveau moyen de promotion, à. savoir un réseau de discothèques. Les vidéoclubs bénéficient pour 1.200 francs HT de 2 x 20 secondes de publicité dans un programme de bandes annonces 0I0-3M, renouvelé toutes les six semaines, et d’une diffusion exclusive dans leur région. La discothèque se révèle un endroit idéal pour sensibiliser une clientèle jeune, habituellement très sensible à la vidéo. Les vidéoclubs intéressés peuvent contacter Spectacles Diffusion, 12, avenue de Sylvie, 77500 Chelles. Tél. : 64.26.31.32.

La stère-eause mouille

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18 juillet 2014 at 8 h 18 minCategory:Divers

Pour prendre son bain avec Daniel Balavoine ou David Bowie, branchez votre Soundwave, un radio K7 étanche qui flotte sans problème dans votre baignoire. Disponible avec ou sans radio, ce walkman aquatique est vendu environ 1.500 francs chez Dune’sau Drugstore Publicis et chez tous les revendeurs hifi-stéréo. Signalons qu’une grosse lampe est située sous l’appareil qui transformera votre baignoire en vraie piscine de star.

Badges Vestron

Vestron Vidéo international offre des badges aux jeunes clients de vidéoclubs pour toute location du film «Benji», un programme qui a déjà conquis de nombreux enfants. Ces derniers doivent demander à leur vidéoclub comment obtenir ces badges, petits cadeaux très appréciés en cette période de fête.

Oiran, la perversion orientale

Le cinéma japonais se situe toujours en dehors’ des normes et surtout en dehors des modes. Des metteurs en scène comme Kurosawa ou Oshima se sont fait une place de choix parmi les plus grands metteurs en scène de la planète. Tetsuji Takedi fait désormais partie de ce gotha. Avec «Oiran l’empire du vice» (Films 44 et Antarès productions), il nous propose un film somptueusement érotique et pervers, ponctué de scènes pornographiques intenses. Au milieu de décors superbes, des geishas satisfont tous les fantasmes et les désirs sexuels de leurs clients. Un peu à part dans la production érotique et pornographique, «Oiran» est très esthétique et nous montre de belles femmes au charme tout oriental. A louer de toute urgence…

Stages de formation

Depuis quatre ans, l’APA (Atelier de pédagogie et d’animation) organise des stages de formation et de perfectionnement dans les domaines du cinéma, de la vidéo, du son, de la photo et de l’informatique. En 84/85, l’APA a assuré plus de 800 heures de stages. Toutes les personnes intéressées peuvent s’adresser à l’APA, 29, rue Vauban, 67000 Strasbourg. Tél. : 88.60.57.96.

La vidéo entre au Louvre

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15 juillet 2014 at 8 h 15 minCategory:Divers

LouvreLes antiquaires, amoureux du passé, savent aussi se mettre au goût du jour et développer une communication moderne la preuve, la réalisation d’un vidéo magazine sur des meubles anglais en chêne, du 17e et 18e siècle. Il est présenté au Louvre des antiquaires, par Flourens antiquités, depuis le 7 novembre 1985, à l’occasion du 7ème anniversaire de ce haut lieu des antiquités. Le programme vidéo, d’une durée de 10 minutes, comporte deux séquences particulièrement intéressantes : un reportage exclusif en Grande-Bretagne sur un manoir conservatoire des meubles anglais en chêne et l’interview d’un expert qui révèle comment reconnaître un meuble d’époque. La réalisation de ce premier vidéo-magazine sur les antiquités est signée de la nouvelle agence de communication Média Style international, à la demande de Flourens antiquités.

Stars d’aujourd’hui

Ce sont les stars d’aujourd’hui. Richard Berry, Bernard Giraudeau, Christophe Lambert, Thierry Lhermitte et Lambert Wilson sont les jeunes loups du cinéma français et même international pour certains d’entre eux. Ils font l’objet d’un très, bel ouvrage, dont nous avons déjà publié quelques extraits dans notre dernier numéro, écrit par Mara Villiers et Gilles Gressard qui collabore à GHm. Des dizaines de photos, des interviews exclusives, de nombreuses anecdotes, tels sont les arguments de «Stars d’aujourd’hui» édité par Ramsay et vendu 145 francs. Indispensable dans toutes les bonnes bibliothèques de cinéma.

Nomination chez GCR

Christian Paternot occupe depuis le 15 novembre la fonction de directeur général de GCR (Gaumont – Columbia. Films – RCA Vidéo). Il remplace Michel Schmidt appelé à d’autres fonctions chez Gaumont. Christian Paternot exerçait depuis août 83 la fonction de PDG de RCV.

Un décor singulier pour la chambre du bébé !

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29 juin 2014 at 20 h 38 minCategory:Divers

Je travaille depuis peu sur la réalisation du décor de la chambre de mon petit bout qui avance vers ses 6 ans. Comme c’est une petite fille, l’idée est créer un décor girly, avec du rose partout et des objets de décorations en blanc pour ne pas trop charger la pièce. Et pour rehausser l’ensemble, j’ai opté pour des stickers muraux, une bonne idée de déco à petit prix !

chambre de petite fille

Jouer sur le contraste de couleurs

Je me suis appliquée à peindre les murs latéraux en blanc et le reste en rose en prenant soin de peindre également en blanc son bureau et son lit. La disposition des meubles a été faite de manière à ce qu’elle profite d’une plus grande espace. Au beau milieu de la pièce, j’ai installé un beau tapis rose à l’effigie d’Hello Kitty qui vient compléter le décor et rappeler la touche rose. Comme son placard est encastré, j’ai choisi d’y appliquer quelques stickers en forme de cœur sur le battant de la porte et de même sur la porte d’entrée. Le bureau a été placé au-devant d’une fenêtre pour qu’elle puisse profiter des rayons de soleil lorsqu’elle fait ses devoirs tandis que le lit a été élégamment centré afin que les deux côtés puissent accueillir un guéridon.

Décorer les murs avec les stickers

Aux murs, j’ai disposé deux stickers, dont un sticker, fleurs placées sur le contour de la fenêtre et un autre au-dessus de son lit et reprenant les motifs d’une fée et de petits éléphanteaux enchantés. J’ai pris les stickers sur http://www.popstickers.fr/9-stickers-fleurs et j’en ai trouvé deux à moins de 70 €, ce qui est quand même une bonne affaire. Si vous souhaitez également refaire la déco d’une des pièces de votre maison, sachez qu’il y a un large choix de produits sur le site, mais assurez-vous tout simplement avant de l’achat au pan de mur qui va accueillir l’autocollant adhésif. En effet, il serait inesthétique d’appliquer un sticker qui sera au final caché par un gros commode imposant ou le côté d’une armoire. Pour ce qui est du choix des motifs à retenir, les motifs floraux seront parfaits pour le salon tandis que les motifs plus classiques seront à réserver pour les chambres. Enfin, il conviendra de rappeler que la couleur des stickers devra être choisie en raccord avec celle des murs et du déco de chaque pièce pour éviter les fausses notes.

Stan The Flasher

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10 juin 2014 at 14 h 48 minCategory:Divers

Claude BerriUn flasher, littéralement traduit du slang, l’argot new-yorkais, signifie exhibitionniste. Stan en est un, qui se balade tout nu sous son raincoat et montre ses attributs aux mignonnes lycéennes en mal d’initiation. Comme il doit vivre, il enseigne Shakespeare aux évaporées pré-pubères. Mais ses assiduités pour l’une d’elles, anodines au demeurant, vont lui valoir quelques démêlés avec la justice.
Claude Berri, le metteur en scène heureux d’« Uranus », interprète dans la douleur le rôle principal, avec d’affreuses pointes d’humour cynique, souvent misogyne et toujours désespéré. Gainsbourg, auteur-réalisateur, est en train de franchir un cap délicat et déroutant. S’il façonne Berri comme un miroir polarisant, fidèle à ses propres fantasmes, le beau Serge oublie parfois son sujet, touffu mais confus. Mais la magie de sa mise en scène et la beauté de la lumière, due à Olivier Gueneau, font pardonner les errances d’un film que beaucoup considèrent comme une erreur de parcours. Nous pensons qu’il s’agit d’une étape.

Good morning Vietnam ! (épic)

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26 mai 2014 at 9 h 46 minCategory:Films

Good morning Vietnam
Saigon, 1965. La guerre ne fait que commencer, l’US army apporte avec elle ses mœurs et ses méthodes : entre autres, une station de radio supposée maintenir le moral des troupes. Mais voilà, les GI boudent leur tristounette antenne. Alors, le haut commandement fait venir un spécialiste, un DJ déjanté complètement délirant : Adrian Cronauer (Robin Williams). Sitôt arrivé, il lance son fameux cri de guerre : « G0000d moorning Vietnam ! » et les blagues stupides succèdent aux improvisations insolentes. Tout le monde passe à la moulinette, l’indice d’écoute grimpe à toute allure, Adrian Cronauer s’attire de solides antipathies — surtout dans le bureau de la censure,, qu’il brave effrontément en diffusant de vraies nouvelles de la situation. Les démêlés d’Adrian et de ses supérieurs, en même temps que sa découverte du pays, fournissent l’essentiel de cette comédie sur fond de violence aveugle. Là où le bât blesse pour nous autres Français, osons le dire sans craindre de paraître snobs, c’est que l’humour « irrésistible, ravageur, délirant » de ce brave speaker n’est qu’une suite de jeux de mots incompréhensibles ou débiles et de références sans intérêt. Bref, il n’est pas vraiment drôle, le rigolo de service. C’est pas du Coluche.

En cas de malheur

En cas de malheurMaître Gobillot, tombé sous le charme d’Yvette, accepte de la défendre après qu’elle ait effectué un hold-up ayant mal tourné. Une fois le procès gagné, Yvette s’offre à l’avocat en guise de dédommagement. Gobillot, avec l’aval de sa femme qui préfère lui connaître une maîtresse plutôt que de le perdre, prend Yvette sous sa protection et connaît avec elle une idylle passionnée. Gabin-Bardot en amoureux clandestins, le tandem est à l’image des comédiens, fort et fragile. Lui : bourru, amant fou, prêt à tout laisser tomber pour découvrir l’amour tel qu’il ne l’a jamais vécu. Elle : puérile, naïve, crédule et malgré un petit copain qu’elle ne peut se résigner à quitter, envoûtée par le vieil homme. Claude Au-tant-Lara signe ici un chef-d’œuvre du cinéma français, un film à la beauté tragique, servi magnifiquement par une interprétation magistrale. Nostalgique et troublant.